April, la gueule de bois

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(Crédits : Stéphane Audras/Rea)
Les résultats du second semestre 2014 accusent une chute brutale de la rentabilité du groupe d'assurance présidé par Bruno Rousset. Les mesures annoncées suffiront-elles à relancer la compétitivité ? L'action était ce lundi en forte baisse.

Dur retour de fêtes pour le groupe April, qui commence l'année 2015 sous les pires auspices. Les résultats du second semestre 2014 du spécialiste de l'assurance, présidé par Bruno Rousset, font état d'une chute spectaculaire du résultat opérationnel courant (- 12 % à - 15 %) et du résultat opérationnel (- 18 % à - 21 %) pour un chiffre d'affaires pro-forma en retrait de - 1 % à - 2 % (778,6 millions d'euros en 2013). Cet effondrement de la rentabilité, la direction du groupe de 4 000 salariés côté à Euronext Paris le justifie par « des investissements plus lourds que prévu - notamment en systèmes d'information » et, plus grave, par « la pleine mesure d'éléments exceptionnels durant les dernières semaines de l'exercice ».

Biélorussie, Argentine, Réunion en cause

Performances commerciales dégradées en Amérique du sud - avec pour point d'orgue la fermeture de l'activité en Argentine -, arrêt des opérations en Biélorussie, restitution d'un mandat d'agent sur l'Ile de la Réunion - impactée à hauteur de 5 millions d'euros sur les charges opérationnelles non courantes -, mais aussi des « éléments non récurrents survenus en cours d'année » qui mériteront d'être éclaircis.

Bruno Rousset annonce pour 2015 des mesures à même, selon lui, de recouvrer une compétitivité plus conforme aux exercices précédents : optimisation des systèmes d'information, ouverture aux grands comptes, digitalisation des produits et services, notamment. Et, pour manager ce retour espéré à la performance, le staff confirme l'intégration au poste de directeur général délégué d'Emmanuel Morandini (52 ans, ex-CEO des filiales espagnole, italienne et portugaise de CNP Assurances). La bourse a évidemment réagi à ces informations : lundi à la clôture, l'action April perdait 6,38 % ( -20,36% en un an ).

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Commentaires
a écrit le 22/04/2016 à 21:09 :
Est-ce que depuis ça c'est amélioré chez April, quelle est la situation en 2016 chez Evolem, est-ce toujours Bruno Rousset le président, j'ai l'impression que cet article date et que les choses ont changé?
a écrit le 09/01/2015 à 11:38 :
April repose sur des fondamentaux solides dans son core business et développe toujours des performances financières élevées même si bien évidemment dans les contextes de marchés qu'elle connait elles se sont amoindries. Certes le groupe essuie certains revers sur sa stratégie de croissance mais ils ne remettent pas en cause la pertinence des axes de développement choisis. Entreprendre, c'est prendre des risques et oser s'aventurer sur des segments de marchés, des modèles de distribution différents ou des territoires nouveaux.Investir c'est préparer le futur en acceptant de dégrader temporairement le performances;
Le plus grand risque pour April serait de ne rien faire, de ne rien changer et de rester concentrer sur modele français. La situations et l'évolution des marchés imposent des mouvements et de l'audace. Il y a fort à parier qu'à l'instar de cette extraordinaire histoire que le groupe a connue, les choix effectues produiront des effets bénéfiques.
a écrit le 05/01/2015 à 12:33 :
Je m'insurge vis à vis des commentaires ci dessous.
Mr Carlier pense que April devrait se concentrer sur la France, c'est une hérésie, tant le marché est saturé, la politique menée à mon sens a été courageuse et avoir des revers sur la Biélorussie et l'Argentine ne semble pas anormal. Personne ne penserait à critiquer la politique menée en Pologne par exemple. Oui aujourd'hui un groupe comme April DOIT être international.
Je ne commenterai ce que Michel dit qui n'est même pas un bon mot. La Réunion est un département et vraisemblablement celui des Dom qui est le plus intégré à la Métropole, certainement plus que la Corse par exemple.Perdre un mandat d'agent à la Réunion est quelque chose qui peut arriver pour diverses raisons à n'importe quel mandataire malheureusement.
a écrit le 04/01/2015 à 18:19 :
Il ferait mieux de concentrer sur la France
Réponse de le 04/01/2015 à 18:57 :
C'est vrai que la Réunion n'est française que sur les cartes coloniales...
Réponse de le 24/01/2015 à 17:33 :
Perdre un mandat à tout moment c est possible. Le risque zéro n est pas exclu mais encore faut il que le dirigeant soit conscient de cela et au il met en oeuvre des actions et ne pas attendre que l entreprise ferme les portes. Le commentaire de Michel sur la REUNION est un manque de respect envers les Réunionnais.
Réponse de le 02/02/2015 à 5:53 :
GOOD DAVID d'accord avec toi!!! De plus ce coté humain d'april ne sont que des paroles n'ont mit en pratiques!!! mot d'ordre RENTABILITE!! MAIS pour cela il faudrait peut être plus à l'écoute des acteurs des salariés que sont les réunions pour avancés ensemmble!! sur ceux bonne chance à APRIL.

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