Un nouveau président pour Bayer France

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(Crédits : DR)
Benoît Rabilloud est nommé président de Bayer France, directeur général de Crop Science. Il succède à Frank Garnier à compter du 1er janvier 2019.

À compter du 1er janvier 2019, Benoît Rabilloud sera le prochain président de Bayer France dont le siège est à Lyon, et le directeur général pour la France de la division Crop Science, sa filiale spécialisée dans l'agriculture et les semences.

Il succède à Frank Garnier, président de Bayer depuis 10 ans. Un départ "en accord avec le groupe décidé par le président, qui entend mettre un terme à sa carrière pour se consacrer à des projets plus personnels", souligne Bayer ce matin dans un communiqué.

"Le temps est venu pour moi de permettre à un nouveau leader d'écrire une nouvelle page qui s'annonce structurante pour le futur de notre entreprise", déclare-t-il.

Un homme du sérail

Actuel directeur général adjoint de Crop Science, Benoit Rabilloud, diplômé de l'IGS, a occupé différents postes au sein de Bayer depuis son entrée dans le groupe en 1995. Finance, postes de direction dans les branches santé et pharmaceutiques, dont une expérience de plus de 8 ans en Allemagne, Benoît Rabilloud "a développé, au fil des années, une solide expérience transverse", justifie le groupe. Il a étroitement travaillé avec Franck Garnier.

"Je m'inscris dans la continuité de Frank Garnier pour accomplir cette mission, en poursuivant la démarche de dialogue et de transparence qu'il a initiée, en plaçant les valeurs humaines au cœur de mon action", a déclaré Benoit Rabilloud dans ce même communiqué.

Assurer l'intégration de Monsanto

Cette nomination intervient dans un contexte complexe pour Bayer, qui doit désormais entrer dans une phase active d'intégration de Monsanto, après la validation définitive de son rachat par la Commission européenne, alors même que l'entreprise doit faire face à une flambée des procédures à l'encontre de son produit phare, le Roundup.

Benoît Rabilloud aura la lourde tâche de mettre en œuvre ce projet pour la France (4 activités, 1, 408 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2017, essentiellement répartis sur ses activités Pharmaceuticals et Crop Science, 3 036 salariés sur 13 sites). Celui-ci devrait durer plusieurs années.

Le 29 novembre dernier, le groupe a annoncé une série de "premières mesures", dont une éventuelle cession de son activité Animal Health (68 salariés en France, principalement La Garenne-Colombes), des mesure organisationnelles pour "bénéficier des synergies découlant de l'acquisition de Monsanto qui impliquent, entre autres, la suppression de 12 000 emplois (sur près de 100 000) dans le monde", dont 4 100 postes dans la division Crop Science.

Si l'Allemagne, berceau du groupe, devrait être le pays le plus impacté par cette réorganisation, on ne connaît pas encore le "sort" de la France. Une question qui devrait bientôt arriver sur le bureau du futur président.

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