Boehringer Ingelheim : un nouveau centre R&D pour asseoir sa présence lyonnaise

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(Crédits : DR)
Moins de deux ans après la reprise de Merial, le groupe allemand dévoile son nouveau centre international de R&D en vaccins vétérinaires sur son site de Saint-Priest. Déjà fortement implanté dans la région lyonnaise, la division Santé Animale de Boehringer Ingelheim a confirmé le lancement de deux autres projets d'envergure.

Boehringer Ingelheim tient son nouveau vaisseau amiral en matière de R&D pour la découverte de nouveaux vaccins vétérinaires. Moins de deux ans après l'intégration de Merial, le groupe familial allemand (18 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 50 000 collaborateurs) inaugure, sur son site de Saint-Priest, ce qui devient son plus important centre mondial de R&D en santé animale.

Au terme de trois ans de travaux pour construire un nouveau bâtiment de 14 500 m2 équipé de "matériel et d'équipement de pointe", cet investissement de 70 millions d'euros se traduit par le déménagement de 200 chercheurs basés dans les laboratoires historiques de Gerland vers le site de Lyon Porte-des-Alpes.

"L'ancien site, vétuste, n'était plus adapté pour de la R&D de pointe. Nos chercheurs auront désormais des conditions de travail optimales grâce à ce laboratoire high-tech. En terme d'efficacité, il nous semblait également important de regrouper sur un même site la R&D et la production. Les équipes travailleront en liaison plus étroite avec, à la clé, des gains de productivité ", commente Erick Lelouche, le président de Boehringer Ingelheim Santé Animale.

1 600 salariés dans la région lyonnaise

Désormais installé au cœur d'un site de Lyon Porte-des-Alpes qui produit, chaque année, 30 milliards de doses de vaccins (dont 80% pour l'exportation) pour les animaux d'élevage ou de compagnie, les chercheurs vont plancher sur près d'une vingtaine de projets : toux de chenil, grippe porcine, fièvre aphteuse...

"Il faut entre sept et dix ans pour développer un vaccin et le mettre sur le marché", poursuit Erick Lelouche.

Avec cette inauguration, les dirigeants de Boehringer Ingelheim entendent réaffirmer leur ancrage dans la région lyonnaise où le groupe compte 1 600 collaborateurs entre le site de Porte-des-Alpes (720 salariés), son siège Santé Animale France de Gerland (625 salariés), son centre de conditionnement et de stockage de Lentilly (135 salariés) et le centre de recherche clinique de Saint-Vulbas (100 salariés).

Deux gros projets en cours

Erick Lelouche affirme que le groupe va "continuer à investir et à croître dans ce berceau de la R&D sur les vaccins depuis Louis Pasteur".

Deux autres importants projets sont ainsi confirmés. Toujours sur son site de Porte-des-Alpes, Boehringer Ingelheim va investir 65 millions d'euros dans un nouveau bâtiment dédié à la formulation et au remplissage de vaccins. L'unité devrait employer une quarantaine de salariés à l'horizon 2021.

Mais surtout, le groupe a annoncé, au début de l'été, un investissement de 200 millions d'euros dans un nouveau site industriel de production de vaccins contre la fièvre aphteuse et la fièvre catarrhale à Jonage. La pose de la première pierre est prévue dans les prochaines semaines, pour une livraison fin 2021.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2018 à 17:27 :
Bonjour,
Dans cet article nous pouvons lire "qui produit, chaque année, 30 milliards de doses de vaccins" : ce qui correspondrait à une production de plus de 4 millions de doses par heure (sur la base de 300 jours par an, production 24h/24), ou 70 000 par minute ?
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