BFM Lyon Métropole officiellement lancée le 3 septembre

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A l'image de BFM Paris, BFM Lyon Métropole utilisera le principe du reporter autonome
A l'image de BFM Paris, BFM Lyon Métropole utilisera le principe du reporter autonome (Crédits : REUTERS/Benoit Tessier.)
Moins d'un an après son rachat, la télévision lyonnaise TLM disparaît définitivement au profit de BFM Lyon Métropole. La chaîne du groupe News Participations, filiale du groupe Altice, émettra sous sa nouvelle forme dès le 3 septembre prochain.

"Priorité à l'information, au direct et au territoire". Sans détour, Emmanuel Roye, directeur délégué de BFM Régions, présente l'ADN de la nouvelle chaîne de la Métropole de Lyon et des communes environnantes - puisqu'elle aura la capacité d'émettre de "Bourgoin à Tarare", soit un bassin de vie de 2 millions d'habitants. BFM Lyon Métropole fonctionnera, de 5h à minuit, dès le 3 septembre prochain à 19 heures.

"Il ne s'agit pas d'un décrochage local, mais bel et bien d'une chaîne de télévision à part entière avec ses productions propres", rappelle Bertrand Riotord, chef du bureau BFM Lyon Métropole.

Au programme, pour commencer : deux émissions "plateaux", une le matin et une le soir, entrecoupées de boucles d'informations de 15 minutes chacune. Et une émission politique le jeudi soir.

15 reporters autonomes

Pour l'alimenter, BFM Lyon se mettra à l'heure du modèle du reporter autonome déjà expérimenté par BFM Paris. Ainsi 15 journalistes reporters d'image (seule 40% de TLM Lyon a été conservée) autonomes seront équipés de smartphones superpuissants "avec lesquels on peut tout faire soi-même", explique Philippe Antoine, directeur des rédactions BFM Régions.

Il s'agit pour la chaîne de tout miser "sur le reportage de terrains tout en conservant une rentabilité". Une équipe qui sera renforcée par l'apport de stagiaires de l'ISCPA, fruit d'un partenariat entre la chaîne et l'école lyonnaise de journalisme.

Nouveaux locaux

Pour se lancer à Lyon, BFM a choisi de ne pas conserver les locaux du 6e arrondissement de TLM, mais de s'installer dans 400 m2 à Confluence, "le quartier des médias lyonnais", cours Charlemagne.

La chaine y construit (investissement non communiqué) actuellement son nouveau studio autonome, qui ne nécessite pas d'autres interventions qu'un chef d'édition pour assister les présentateurs.

"Les animateurs agissent seuls, sans caméra, la technique est produite par Paris, comme lorsqu'on se déplace. Il s'agit de fabriquer un flux que l'on remonte sur Paris puis que l'on diffuse sur le canal adapté", se réjouit Emmanuel Roye.

Ambitions "modestes"

Pour démarrer, le groupe se fixe des ambitions "modestes" au regard de son activité nationale : atteindre les 2 millions d'euros de recettes publicitaires sur les 12 prochains mois selon Damien Bernet, le directeur général d'Altice Media quand elles représentent près de 100 millions d'euros en France.

"Nous estimons que nous apportons une offre supplémentaire aux annonceurs qui n'existait pas. Nous ne faisons qu'agrandir la part du gâteau", assure Damien Bernet.

Il peut d'ores et déjà compter sur l'engagement de la Métropole de Lyon qui a assuré à la chaîne un soutien, sous forme d'achat d'espace publicitaire, de l'ordre de 250 000 euros sur trois ans. Et sur la retransmission (partielle, semblerait-il) du Conseil municipal de Lyon, qui, selon Lyon Capitale s'élève à "une centaine de milliers d'euros par an".

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