Egalité salariale : premier bilan contrasté en Auvergne-Rhône-Alpes

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18 % des entreprises assujetties à l'index doivent prendre des mesures correctives pour réduire les inégalités salariales homme-femme.
18 % des entreprises assujetties à l'index doivent prendre des mesures correctives pour réduire les inégalités salariales homme-femme. (Crédits : DR)
Le premier bilan de l'égalité professionnelle en Auvergne-Rhône-Alpes dresse le portrait d'une région préoccupée par les questions d'écart salarial homme-femme. Mais certaines entreprises sont dans le rouge et risquent des pénalités.

Au 15 septembre 2019, 112 entreprises de plus de 1 000 salariés et 719 entreprises de plus de 250 salariés, selon les chiffres communiqué par la préfecture du Rhône, ont publié leur index égalité auprès des services de l'Etat

À une exception près, toutes les entreprises de plus de 1 000 salariés sont en conformité avec la loi. Si la majorité s'est vu attribuer une note supérieure à 75 - et n'est pas tenue de mettre en œuvre un plan de réduction des écarts de salaires - seulement 19 d'entre elle affiche une note de 99 ou de 100 correspondant à l'objectif d'égalité demandé.

18 % des entreprises dans le rouge

Reste que 18 % des entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes (comme au niveau national) à avoir déclaré leur index "sont en alerte rouge", indique la Préfecture du Rhône sans pour autant citer de noms.

"Elles devront mettre en place des mesures correctives afin de ne pas se voir infliger des pénalités financières pouvant représenter jusqu'à 1 % de la masse salariale", indique-t-elle dans un communiqué.

14 % d'écart de rémunérations entre homme et femme

L'écart moyen des rémunérations entre les femmes et les hommes est de l'ordre de 3 à 4 %. Un écart qui peut grimper jusqu'à 14 %. En outre, les discriminations envers les femmes en entreprises s'expriment également lors de leur congé maternité. Plus d'une entreprise sur quatre ne respecte pas l'obligation de faire bénéficier les femmes des augmentations de salaire intervenues durant leur congé maternité.

Enfin, les femmes sont toujours sous-représentées dans les postes les mieux rémunérés, moins d'une entreprise sur cinq compte au moins 4 femmes parmi les 10 plus hauts salaires et seulement 45 % comptent au plus 1 femme parmi les 10 plus hautes rémunérations.

Une volonté gouvernementale

Cette analyse se base sur les chiffres publiés par le Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social et du Secrétariat d'Etat chargé(e) de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a permis la création d'un index de l'égalité professionnelle femmes-hommes. Appliquée dès le 1er mars 2019 aux entreprises de plus de 1 000 salariés, la loi s'impose depuis le 1er septembre à toutes les entreprises de plus de 250 salariés.

À partir de mars 2020, les entreprises de plus de 50 salariés seront également contraintes de déclarer leur indice de l'égalité femmes-hommes.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2019 à 11:31 :
Merci pour ce partage régional.
Sauf erreur, il faudrait dire écart femmes hommes 😉 le sujet étant comment les rémunérations des femmes.
Bon we

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