STMicroelectronics perce chez Renault-Nissan-Mitsubishi

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(Crédits : DR)
Alors que le fabricant franco-italien de composants électroniques demeurait tributaire des baisses enregistrées sur le marché des smartphones au cours des derniers mois, de nouveaux débouchés semblent s’ouvrir sur le segment de l’automobile. Avec, au menu, une alliance avec le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi.

STMicroelectronics vient d'être sélectionné par l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pour fournir des solutions d'électronique qui équiperont les futurs véhicules électriques de ces trois constructeurs. Un partenariat, dont le montant n'a pas été communiqué, vient d'être signé en ce sens par les deux parties.

Dans son communiqué, le fabricant franco-italien de composants électroniques précise que cet accord concerne notamment les composants électroniques de puissance en carbure de silicium à haut rendement, pouvant être utilisés au sein des chargeurs embarqués (On Board Chargers — OBC) de pointe, qui équiperont eux-mêmes les futurs véhicules électriques des trois marques.

Alors que des véhicules comme le Zoé de Renault comprennent pour l'instant des composants électroniques (tels que des redresseurs, chargeurs et onduleurs) en silicum, l'arrivée d'un chargeur en carbure de silicium présenterait en effet plusieurs avantages :

"Le carbure de silicium (SiC) est une technologie d'électronique de puissance extrêmement performante qui offre des perspectives prometteuses pour les applications de mobilité intelligente et durable. Le haut rendement énergétique, les performances thermiques, la fiabilité et les dimensions réduites des composants en SiC de ST contribueront à rendre les véhicules électriques encore plus attractifs", affiche le fabricant ST.

Ce dernier avait d'ailleurs déjà commencé à miser sur cette technologie dans le cadre d'un partenariat avec Tesla, auquel il fournit déjà un onduleur, pour sa berline électrique Model 3.

Une production à compter de 2021

L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi prévoit donc désormais d'intégrer elle aussi cette technologie au sein de ses chargeurs embarqués, en vue de les rendre "plus puissants, efficients et compacts", et de réduire, en bout de ligne, les temps de recharge des batteries et d'augmenter l'autonomie des véhicules.

L'Alliance compte notamment sur ce partenariat pour continuer à développer ses parts de marchés dans le domaine des véhicules électriques, avec une production en série de ces chargeurs embarqués qui devrait intervenir à compter de 2021.

De son côté, STMicroelectronics, qui s'est engagé à fournir les composants associés, comme des circuits intégrés en silicium, mais aussi à proposer une assistance à la conception de ces systèmes, semble lui aussi vouloir tirer parti de cette technologie pour la transformer en un moteur de croissance à venir, sur un marché où il se place en compétition directe avec l'américain Cree et le japonais Rohm.

Avec une cible : doubler le chiffre d'affaires réalisé dans ce domaine d'ici la fin de l'année, pour atteindre le milliard de dollars d'ici 2025. En 2018, ST a réalisé un chiffre d'affaires net global de 9,66 milliards de dollars.

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