Bosch Rexroth : la grève se poursuit

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(Crédits : DR)
Afin de protester contre le plan d'économies annoncé par la direction de Bosch France, les salariés du site de Bosch Rexroth à Vénissieux mènent une action sociale depuis plusieurs jours. L'activité spécialisée dans les applications mobiles pourrait être délocalisée. 150 emplois sont menacés.

Septième jour de grève à l'usine Bosch Rexroth de Vénissieux à l'appel de la CGT et de FO. Depuis maintenant une semaine, une grande partie des 360 salariés se mobilise afin de protester contre le plan d'économies proposé il y a quelques semaines par la direction du groupe, visant à "maintenir la compétitivité à long terme de l'activité" spécialisé dans les applications mobiles. 150 emplois pourraient être menacés.

Une grève tournante

Après les blocages complets des sites de Bosch Rexroth et de Bosch Diesel, notamment jeudi dernier, les grévistes ont opté pour un mouvement social prenant la forme d'un roulement. Les salariés participants s'arrêtent de travailler 2h par jour, afin de limiter l'impact de leur action sur leur salaire tout en pénalisant l'activité de l'entreprise. Il serait en permanence entre 30 et 40, selon la direction, qui concède que la mobilisation est "suivie".

L'usine n'étant donc plus totalement bloquée, certains camions de marchandises chargés de composants ont pu accéder à l'établissement mardi 2 mai. Une partie de l'enceinte voisine, celle de Bosch Diesel, a été partiellement occupée aussi la semaine dernière.

Les salariés mobilisés espèrent ainsi faire fléchir la direction. Alors que celle-ci a annoncé il y a quelques semaines des économies de l'ordre de 19 millions d'euros, et notamment la délocalisation vers la Turquie de la division spécialisée dans les applications mobiles, les deuxièmes et troisièmes rounds de négociations n'ont pas pu déboucher sur un accord entre syndicats et direction. Le scénario 3 actuellement sur la table fait état de coupe budgétaire de l'ordre de 19,5 millions d'euros et des contreparties pour les salariés.

"Impasse"

Les grévistes refuseraient, en l'état, les propositions, demandant au groupe le rapatriement de certaines activités localisées en Allemagne afin de combler le départ des unités vers la Turquie.

Même si les discussions sont pour le moment "dans l'impasse", selon la direction, le dialogue n'est pas rompu. Des échanges réguliers ont lieu entre Bosch France, les syndicats et la tête du groupe en Allemagne.

La direction de Bosch France doit faire face à d'autres difficultés sur ses autres sites de Vénissieux. En ce qui concerne l'usine historique de Bosch SAS, l'arrêt de la production des éléments pistons et cylindres pour les moteurs diesel, d'ici à fin mars 2017, a été officialisé lors d'un...

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