TSV mise sur l'emploi durable pour son développement

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L'atelier de TSV à Vénissieux
L'atelier de TSV à Vénissieux (Crédits : Reuters)
TSV, ex activité de Areva, acquise en 2007 par les salariés accompagnés par le groupe Siparex et des personnes physiques de la place, élargit progressivement ses activités, en amont et en aval. L'entreprise basée à Vénissieux, dans le Rhône, fait le pari de l'emploi durable.

« Jamais, nous n'avons procédé à un plan social. Quand les commandes diminuent, nos équipes vont en formation", précise  François Simon, Pdg de TSV, à Vénissieux dans le Rhône. Cette société  forte 120 salariés - des CDI et moins de 3 % d'intérimaires - et spécialisée dans la rénovation et l'installation de transformateurs (pour EDF,RTE, SNCF.. et de gros industriels), a du s'émanciper, en 2007, d'Areva. Promise au départ à un fonds anglo-saxon, elle aura réussi à mobiliser, in fine, un actionnariat de proximité. Le groupe Siparex, via deux véhicules de capital investissement, détient 42 % des parts, les cadres et les salariés (50 personnes en tout) 33 % tandis que le solde de 25 % est entre les mains de personnes physiques et hommes d'affaires.

Élargissement des activités

Entre 2009 et 2010, la Pme a élargi, progressivement, son offre, en amont et en aval de son métier d'origine. Ainsi, elle s'est dotée d'un laboratoire d'analyses des huiles présentes dans les transformateurs, analyses essentielles pour établir un diagnostic. En ce faisant « nous avons conquis d'autres clients et accru la valeur ajoutée de nos prestations », reconnaît François Simon. Elle a également conçu un système permettant à ses clients de procéder eux-mêmes, et en toute sécurité à la maintenance de leurs transformateurs, sans être obligés de recourir à des échafaudages, plus couteux. Enfin, TSV, qui de façon historique se consacre aux transformateurs de grande puissance, a étendu ses services aux transformateurs de distribution (moyenne tension) au sein d'un département ad hoc de 4 personnes, à Macon. D'autres activités, autour des transformateurs, pourraient s'ajouter.

Un marché difficile

Cette stratégie a été salutaire pour conquérir de nouvelles positions dans un marché qui « globalement est devenu difficile depuis la crise de 2008 », constate François Simon. « Il s'est réduit en volume. Les acteurs de plus en plus nombreux se livrent à une baisse des prix et à des tentatives de débauchage de notre personnel que nous mettons 5 à 10 ans à former car les risques techniques sont importants ». Chez TSV, tout est fait pour que les employés se sentent bien : «ils sont bien payés, reçoivent un intéressement, une participation, des dividendes pour ceux qui sont actionnaires », énumère le dirigeant. La recherche du bien-être et de la convivialité passe aussi par des séances de relaxation (selon la méthode Vittoz) offertes par l'entreprise et la prochaine mise en place d'un club sportif.

Risques techniques

« Nous nous inscrivons dans le long terme », répète François Simon aux actionnaires financiers. Question de faire admettre, que dans le contexte actuel, il leur faut se contenter d'un résultat net légèrement positif, sans plus. Le chiffre d'affaires oscille, lui,  « entre 15 et 18 millions d'euros », depuis plusieurs années. En 2014, il sera stable par rapport aux 16 millions de 2013. Le pourcentage à l'exportation tombé à 5 % devrait remonter à la faveur de contrats remportés en Afrique avec toute la prudence nécessaire dans ce continent. Pour améliorer ses performances, ses process, la sécurité, mettre en place sa démarche RSE (responsabilité sociétale)... l'entreprise fait appel à tous les programmes proposés par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Elle  joue à fond la carte du partenariat local.

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Commentaires
a écrit le 07/02/2015 à 20:17 :
Pffff pauvre guignol, j'ai envie de dire
Vous vous plaignez de vos conditions de travail?? Mais personne, je precise bien personne, ne vous a obligé à travaillé pour 1200€/mois, au maximum

Oui g quitté votre entreprise, depuis plusieurs années et j'en suis fier, mais vous!!! vous travaillez les jours, levez tot pour votre salaire de misere, c'est votre droit!! Mettez vous en greve, pas facile, en cette periode, hein, ou sinon fermez votre gueule, b
a écrit le 02/02/2015 à 18:24 :
Il faut dire les choses tel qu'elles sont!!!!! Oui l'entreprise veut maintenir l'emploi, oui elle essaie d'améliorer nos conditions de travail. Maintenant non les salaires ne sont pas à la hauteur des salariés et de leurs qualifications, il faut savoir qu'un salarié chez TSV en moyenne touche 15€ brut de talon d'augmentation par an!! (faisons le calcul sur 10ans)
"15x10=150BRUT soit 115.5€NET. Donc résumons un salarié rentre chez TSV à 1400€net soit 1900€brut en gros, dans 10ans il touchera au moins 1515€50 et en plus de sa, il aura évolué au niveau compétence voir même au niveau diplôme. Je précise qu'il ne faut pas compter sur l'augmentation de salaire quand on est en bas de l'échelle car on vous trouvera toujours une excuse pour dire "vous n'êtes pas assez qualifié", "il faut laisser le temps faire", "peut être l'année prochaine si tu fais tes preuves" etc...etc... ils ont les arguments. Quand aux primes, mes collègues du dessous parle de 2012;2013 et 2014, ils ont été très gentil, je dirai plutôt au moins depuis 2010 si mes souvenirs sont bon, le seul moment ou on est vraiment eu une prime, c'est lors de la fusion en 2007.
Arrêtons de prendre les gens pour des c...!!!
TSV est une bonne boîte dans l'ensemble mais il ferai mieux de préserver son savoir et de payer ses salariés à leur juste valeur plutôt que de les laisser partir les uns derrière les autres pour pouvoir payer les multitudes de chefs, parce que bientôt il va y avoir plus de chef que d'ouvrier.
Mille excuse si j'en ai blessé certains mais fallait que sa sorte, sa s'appelle "donner le bâton pour se faire battre"
a écrit le 01/02/2015 à 19:21 :
pas de participation ni d'intéressement depuis trois ans, mais on peux se vanter que les employés soient bien payés et qu'ils touchent ces primes....Demande constante de faire des efforts sans aucun remerciement derrière, une sécurité plus que relative, mais tout va bien puisque l'entreprise est MASE, une ambiance en constante détérioration, mais le bien être et la convivialité reste (parait il) une des priorité de l'entreprise.....
a écrit le 31/01/2015 à 18:57 :
Salariés bien payés, intéressement, participation,.....????
La plupart des "ouvriers" qualifiés voire très qualifiés appelés "compagnons" tournent aux alentours de 1900€ brut/mois sur 13 mois certes.

Je pense que le PDG, parle avant tout, des actionnaires et des cadres, ingénieurs, responsables, directeurs, dont je tairais le nombre de directeurs, ahurissant, pour une PME de 120 personnes

Intéressement, participation, oui, mais.....aux dernières nouvelles, 2012:0€ 2013:0€ 2014:???
a écrit le 28/01/2015 à 13:51 :
"dévellopement"????

développement plutôt!

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