Renault Trucks va encore recourir au chômage partiel en 2015

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(Crédits : Renault Trucks)
Selon des sources syndicales, la direction de Renault Trucks a annoncé qu'elle allait recourir, à nouveau, à du chômage partiel en début d'année. Annoncé en mars dernier, le PSE, portant sur 508 postes, s'achève.

Renault Trucks SAS, filiale de Volvo AB, anticipe de nouvelles mesures de chômage partiel pour la production, en 2015, selon un calendrier prévisionnel récemment présenté aux représentants du personnel, précisent des sources syndicales. « Ils nous annoncent un ou deux jours par semaine pour janvier. Depuis la crise de 2008, ils freinent la production, en début et fin d'année. A partir du printemps, on retravaille un peu plus », atteste Gregory Khiali, délégué Cgt central. « En décembre, j'ai effectué 7 jours de travail effectif », poursuit ce syndical employé à l'usine de Bourg-en-Bresse (Ain) forte de 1100 ouvriers. Le chômage touche également l'unité des ponts et essieux de Saint-Priest, mais aussi, le site de Blainville, dans l'Orne

Flexibilité du travail

«On nous dit que c'est la crise. Or, le marché du camion repart et nous avons un excellent modèle avec le Renault Trucks T. Mais il est trop cher. Et il n'y a pas de vraies stratégies commerciales », déplore Gregory Khiali. « Nous restons très inquiets  ». Par ailleurs, le climat social n'est pas apaisé, si l'on en juge les arrêts de travail (de quelques heures), le 19 novembre sur le site de Bourg-en-Bresse, en particulier, à l'appel des centrales Sud, FO, Cfdt et Cgt. Ces dernières dénonçaient « une décision de la direction de mettre fin unilatéralement à la négociation d'un nouvel accord sur le temps de travail et les RTT », devant s'appliquer en avril prochain. « La flexibilité va être accrue. Nous allons travailler sur des cycles d'organisation du travail de 3 semaines. Et ils veulent imposer des heures supplémentaires », dénonce Gregory Khiali.

PSE pratiquement achevé

Quant au plan de sauvegarde de l'emploi, annoncé en mars 2014, et portant sur la suppression de 508 postes - 319 à Lyon, 128 à Blainville et 61 à Bourg-en-Bresse - « il est achevé sans départs contraints. Des solutions vont être trouvées pour les cas non encore résolus, mais c'est à la marge », indiquait ce vendredi 19 décembre, à Acteurs de l'économie, un porte-parole de la direction. Celui-ci a  confirmé pour le mois de janvier "3 jours de chômage partiel à Saint-Priest, 3 jours dans une des unités de Blainville et 5 jours à Bourg-en-Bresse. Néanmoins, nous restons optimistes pour 2015".

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