Axandus le premier accélérateur industriel privé

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(Crédits : DR)
On connaissait les accélérateurs dans le numérique, voici les accélérateurs industriels. Axandus est le premier du genre entièrement financé par le privé. Il né de l'initiative d'une ETI familiale EFI Automotive.

C'est une première en France, un accélérateur industriel entièrement privé. Axandus, basé à Beynost (Ain) a été fondé par le groupe familial EFI Automotive*. Opérationnelle depuis juin 2014, cette structures s'est donné pour mission d'accompagner des startups dans les processus d'industrialisation à grande échelle.

Optimiser le design industriel, développer des prototypages rapides, réduire les coûts, mettre en production le plus rapidement possible sont les missions de l'équipe d'Axandus. L'accélérateur met à disposition des jeunes pousses 3 000 m2 de locaux et des machines sur son site de Beynost dans l'Ain.  "EFI automotive à 78 ans d'ancienneté. Nous nous sommes dit qu'avec cette expérience, nous pouvions donner un coup de main à de jeunes pousses" , indique Jean-Baptiste Yvon, directeur général d'Axandus.

Traverser la "vallée de la mort"

"En France, il y a énormément de soutiens pour démarrer une entreprise, mais pas pour passer les moments critiques. Entre l'amorçage et le capital développement c'est une période délicate" souligne Eric Tardy, directeur adjoint d'Axandus. Communément appelé "vallée de la mort" cette période est souvent fatale aux jeunes pousses, trois startups sur cinq disparaissent dans les trois ans qui suivent leur naissance. "Il y a souvent un décalage entre le temps de la startup et celui du marché", ajoute Eric Tardy qui a justement connu ce genre de mésaventure à la tête de son entreprise Hulltimo.

Axandus propose ses prestations sur une période de six mois à trois ans. L'accélérateur se rémunère sur les ventes de la startup, qui ne paye les prestations qu'à partir du moment où elle commence à gagner de l'argent. L'accélérateur peut également prendre une part de capital de façon provisoire. "Mais nous ne sommes pas des financeurs, ni un accélérateur capitalistique et nous n'avons pas vocation à absorber des startups", souligne Jean-Baptiste Yvon. "Notre rentabilité est basée sur la réussite des entreprises que nous accompagnerons". La structure permet également de créer des joint-ventures, si les startups sont intéressées.

Une dizaine de projets

Équipement automobile, objets connectés embarqués, systèmes de mesures ou de détections sont dans le collimateur de l'accélérateur. Axandus se veut le pendant industriel de l'accélérateur Axelo pour le numérique. Jean-Baptiste Yvon ne manque pas de rappeler que le nombre de levées de fonds en 2014 pour l'industrie est totalement déséquilibré par rapport au numérique. "Nous croyons encore à l'industrie", souligne t-il.

Trois startups ont déjà intégré Axandus, une dizaine sont intéressées en Rhône-Alpes, mais aussi à Strasbourg et dans le piémont italien. L'objectif est de passer à une structure de 20 personnes d'ici quatre ans, pour aider l'accélération d'environ 30 jeunes entreprises innovantes d'ici à cinq ans. La structure qui espère être à l'équilibre d'ici trois ans, prévoit d'accueillir d'autres partenaires. Le concept pourrait également être déployés dans d'autres régions de France.

*EFI Automotive emploie 1500 personnes dans le monde et a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 185 millions d'euros.

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