Lamberet, un carrossier qui accélère sur ses marchés

 |   |  421  mots
(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Lamberet, fabricant de véhicules isothermes, semble définitivement reparti de l'avant, cinq ans après avoir été repris par Arcole Industries. Erick Mejean, le directeur général de la société de l'Ain vise une hausse de 14 % des ventes, en 2014.

Lamberet aura embauché 160 salariés, en 2014, selon Erick Méjean, directeur général du carrossier. « Une vingtaine de personnes a été recrutée  en CDI. Les autres sont sous contrat d'intérim. C'est la seule façon rapide d'adapter les effectifs en cas de ralentissement de l'activité, compte tenu du droit du travail français », justifie-t'il. Le fabricant de véhicules isothermes, fort de 600 collaborateurs, revient de loin. Après son dépôt de bilan, ses actifs ont été repris, en 2009, à la barre du tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain, par Arcole Industries, structure privée de retournement - également propriétaire de MoryGlobal et de Girard Agediss - qui, présidée par André Lebrun, s'est émancipée, en octobre dernier, de Caravelle, fonds d'investissement.

4500 véhicules

Aujourd'hui, Erick Méjean confirme que le constructeur, est bien revenu sur le bon chemin au prix d'une restructuration et d'un renouvellement, en profondeur de ses gammes. Son offre couvre tous les besoins capacitaires : de 1 à 100 mètres cubes (coffres et remorques, châssis cabine, fourgon etc). Moyennant quoi, «nous regagnons des parts de marché ».  C'est à grignotage sur la concurrence, et non à  la croissance de la zone euro  encore très faible, que revient la hausse annoncée des ventes 2014 : + 14 % pour atteindre 140 millions d'euros en consolidé et un rentabilité d'exploitation de l'ordre de 6 %. Ce qui, en volume, se traduira par la livraison de « 4500 véhicules dont 1600 semi-remorques ».

En projet, une nouvelle unité

Pour répondre à cette progression - « deux fois supérieure à celle que nous avions budgétisée », indique le dg - Lamberet a fait passer en 2X8 l'organisation de son usine principale de Saint Cyr sur Menthon, dans l'Ain, début 2014. « Nous voulons d'abord utiliser les moyens dont nous disposons. Nous sommes ainsi en mesure de produire 14 à 15 semi-remorques, par jour », dit-il. De plus, il évoque le projet de construction d'une unité dédiée aux petits véhicules qui nécessitera un investissement de « plusieurs millions d'euros » sur la durée et fera appel à de nouvelles technologies. Le dernier kilomètre est un enjeu « que veulent relever de plus en plus de grands transporteurs ».

 Des carrosseries en kits

Lamberet qui exporte (la moitié de son chiffre d'affaires) dans 35 pays d'Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord est allé plus loin dans son partenariat avec ses distributeurs étrangers, principalement européens. Il les a formés pour qu'ils puissent effectuer le montage des carrosseries expédiées sous forme de kits. En Allemagne, l'ETI possède une filiale en propre à ULM.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :