Obut, une affaire familiale qui roule

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Obut produit 2 millions de boules chaque année.
Obut produit 2 millions de boules chaque année. (Crédits : DR)
Durant l'été, Acteurs de l'économie vous propose de découvrir des entreprises qui se sont construites autour d'un produit phare de l'été. Nous débutons avec le leader mondial de la boule de pétanque : Obut. La PME de Saint-Bonnet-le-Château dans la Loire, fêtera l'an prochain son soixantième anniversaire.

Avec un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros, la célèbre boule Obut se taille la part du lion (plus de 70 %) sur un marché mondial estimé à 22 millions. Difficile donc, pour la PME familiale de Saint-Bonnet-le-Château (42) de viser une croissance à deux chiffres. « Nous sommes aujourd'hui essentiellement sur un marché de renouvellement, l'objectif est de maintenir une activité stable », explique Romain Souvignet, directeur général de l'entreprise.

Gammes personnalisées

Obut, qui fêtera l'an prochain son soixantième anniversaire, réalise 40 % de son chiffre d'affaires auprès des compétiteurs. Une clientèle qui peut changer de boules deux à trois fois par an et joue parfois avec différentes triplettes en fonction des compétitions. Etant donnée la durée de vie d'une boule de pétanque, le grand public, lui, est nettement moins consommateur. « On essaie de jouer sur le renouvellement avec des gammes personnalisées », souligne Romain Souvignet. Lancée en 2008 pour contrer les marques de distributeur, la gamme Tatou est gérée comme un produit de mode avec renouvellement régulier de la collection (motifs floraux, tribaux...).

Carré pétanque

Pour maintenir la flamme de la pétanque auprès des jeunes Français, Obut mise sur également les nouvelles technologies (jeux-concours sur les réseaux sociaux, application de mesure de distance sur smartphone...). Elle a notamment collaboré avec la société Bigben Interactive pour la réalisation du jeu vidéo Obut Pétanque disponible sur console Wii et PS3. Le concept Carré pétanque (regroupant pistes de jeu, bar, restaurant, salles de séminaire, boutique et musée) cible pour sa part une clientèle CSP +. Inauguré il y a deux ans à proximité du siège de l'entreprise, ce complexe de loisirs pourrait être dupliqué dans les années à venir à Nice et Lyon.

Allemagne, Thaïlande, Espagne

La PME de 90 salariés exporte environ 10 % des 2 millions de boules qu'elle produit chaque année. Celles-ci partent dans une cinquantaine de pays à travers le monde. « L'Allemagne, la Thaïlande et l'Espagne sont des marchés d'équipement et de renouvellement qui fonctionnent relativement bien », note Romain Souvignet. Reste que, très liée à la culture française, la boule de pétanque s'exporte mal. « On n'est pas prêt de voir des Chinois ni des Américains jouer sur une place de village, sourit le dirigeant. C'est un peu comme le base-ball aux Etats-Unis : un sport national qui s'implante difficilement dans d'autres pays. »

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