Fibercryst, une technologie de rupture pour les lasers

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Le module du laser Fibercryst  © DR
Le module du laser Fibercryst © DR (Crédits : DR)
L'entreprise Fibercryst, fondée en 2003 veut produire ses propres systèmes laser. Pour cela, elle est entrain de procéder à une levée de fonds de 800.000 euros, en deux tranches.

Fibercryst appartient à ces entreprises industrielles innovantes écloses d'une idée d'un laboratoire académique. Tout est parti d'une fibre monocristalline, matériau « de rupture » qui date de la fin des années soixante-dix mais qu'une équipe de recherche de l'Université Lyon 1 a amélioré et valorisé. De quoi séduire Jean-Marie Fourmigué, qui, alors chercheur chez EDF, voulait sauter le pas de l'entrepreneuriat. En 2003, naissait Fibercryst.

Deux ans plus tard, la jeune pousse se rapprochait de l'Institut d'optique de Palaiseau pour « concevoir un composant à fibre cristalline pour les lasers. Nous sommes copropriétaires d'un brevet avec eux. Cet élément est vendu à des fabricants de laser de puissance pour l'industrie, le médical et le militaire », précise le dirigeant de la société basée à Décines, dans le Rhône. « Notre technologie qui concurrence celle des fibres en silice, et nos compétiteurs sont européens et américains, est plus performante, simple, compacte et robuste. C'est important car les machines sur lesquelles elle s'adapte tournent 24 heures sur 24 », poursuit-il.

 Un crédit de BpiFrance

Fibercryst s'apprête à franchir une nouvelle étape : de fabricant de modules s'intégrant dans les lasers il veut désormais fournir le système laser complet. Après une première augmentation de capital de 400.000 euros en 2011, auprès de "business angels" et des fondateurs, une deuxième levée de fonds de 800.000 euros est en cours. Jean-Marie Fourmigué précise qu'un premier apport de 500 000 euros a été effectué par le holding patrimonial d'un ancien chef d'entreprise rhônalpin ne souhaitant que son nom soit donné. Il mettra encore 100.000 euros à l'automne tandis que le solde sera injecté sans doute par un nouvel entrant et les associés qui conserveront la majorité. Un prêt de BpiFrance d'un montant de 600.000 euros complètera le financement.

2,5 millions déjà dépensés en R & D.

Avec cet argent, Fibercryst achèvera le développement de son laser « autour de mi-2015 pour une mise en production en 2016 », explique Jean-Marie Fourmigué. L'entreprise, qui compte aujourd'hui 12 collaborateurs -dont 10 ingénieurs et techniciens - prévoit de recruter 4 personnes sur 2 ans, pour la production.

Ayant été accompagnée, en ante création, par l'incubateur public lyonnais Créalys, la jeune pousse a d'ores et dépensé depuis l'origine, de l'ordre de « 2,5 millions d'euros en recherche et développement. Nous avons été aidés par Oséo, la direction générale de l'Armement, l'Agence nationale de la recherche, la commission européenne et nous sommes éligibles au Crédit d'impôt recherche », détaille le patron. Il table sur 2 millions de chiffre d'affaires en 2017, et des résultats positifs, versus 400 000 euros de ventes en 2013.

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