MGI Coutier, toujours à fond dans l’innovation

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(Crédits : DR)
L'équipementier automobile qui s'est offert début avril dernier le suédois Autotube met la main sur une nouvelle technologie pour les systèmes de transfert de fluides, représentant désormais plus de 80 % de son activité globale. Il pense dépasser les 800 millions de chiffre d'affaires consolidé en 2015.

L'achat en 2011 de l'américain Avon Automotive et, début avril 2014 du suédois Autotube porte à 80/85 % la contribution des systèmes de transfert de fluides dans les ventes globales de l'équipementier automobile MGI Coutier. Bien que marginalisée, la fabrication de mécanismes alliant plastique et métal, comme les poignées de portières, n'en reste pas moins précieuse : « Notre usine de serrures de capots en Turquie est la plus grosse au monde », relève André Coutier, président du groupe familial basé à Champfromier, dans l'Ain, et fort de 7900 collaborateurs.

« L'équilibre préalable entre nos deux activités a basculé à la faveur des opportunités d'acquisition». Des acquisitions inscrites dans une stratégie de conquête de nouveaux marchés, donneurs d'ordre, et d'extension du champ des technologies pour les systèmes d'injection, de filtration etc...

Combiner les matériaux

Ainsi, à son expertise initiale dans le plastique, l'entreprise a ajouté la maîtrise du caoutchouc/silicone (avec Avon) et du métal (avec Autotube). « Jusqu'à présent les constructeurs ne nous consultaient pas ou guère pour les systèmes qui incluaient de grandes longueurs de tuyaux métalliques. Il nous faut aujourd'hui apprendre à combiner ces trois matériaux de base offrant chacun des propriétés spécifiques pour résister à la température, à la pression et amortir les vibrations. Toutefois, leur répartition peut varier d'un modèle à l'autre », argumente le président. Nouveaux carburants et nouvelles normes de dépollution des moteurs impliquent de faire évoluer régulièrement les produits tout en respectant des contraintes de prix qui demeurent fortes.

Des brevets, chaque année

Pour ce faire, MGI Coutier, dépose une vingtaine de brevets, bon an mal an. Leur pertinence est mesurée à l'aune du taux des prises de commandes qu'ils génèrent. « En 2013, 38 à 39 % des contrats résultaient d'innovations inférieures à 5 ans », se félicite Jean-Louis Thomasset, vice-président du Directoire. Né au terme de trois années de développement son réservoir AdBlue, du nom de la solution aqueuse d'urée utilisée pour éliminer les polluants dans les gaz d'échappement, est présent dans les nouveaux véhicules diesel de PSA (son premier client), telle la Picasso. Mais son impact réel sur les recettes se fera sentir en 2015. A cette échéance, le groupe pense dépasser les 800 millions d'euros de chiffre d'affaires (versus 663,8 millions et 37 millions de résultat net consolidé part du groupe en 2013), hors nouvelle opération de croissance externe.

Chine, Thaïlande..

MGI Coutier mise, entre autres, sur la Chine où il va construire une deuxième usine, cette fois à Shanling, pour accueillir les systèmes d'Avon Automotive, d'ici 12 à 18 mois. Suivra « une troisième unité à l'horizon de 2 à 3 ans pour accompagner ce marché en forte progression », savoure Jean-Louis Thomasset.

De même, poursuit-il, « nous allons nous implanter en Thaïlande comme nous nous y sommes engagés auprès de Ford, désormais notre deuxième client, qui nous a retenus pour un gros contrat concernant un produit qui sortira en 2016 ». La Russie fait également partie des pays où le groupe est appelé à s'installer, en principe à moyen terme, pour poursuivre son maillage industriel organisé aujourd'hui autour de 38 usines : 15 dans l'Hexagone et 23 à l'étranger.

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