Eiffel Croissance Directe veut financer la croissance des entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes

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(Crédits : gumigasuki / Pixabay)
La région Auvergne-Rhône-Alpes, la mutuelle Auxiliaire et le groupe Relyens investissent 25 millions d'euros dans le fonds de dette privée Eiffel Croissance Directe. Objectif : financer la croissance des PME régionales.

Dix millions d'euros pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes, 10 millions d'euros pour l'Auxiliaire (mutuelle d'assurance du BTP historiquement lyonnaise) et 5 millions pour le groupe mutualiste implanté à Lyon depuis 1927, Relyens. Soit 25 millions d'euros posés sur la table par ces trois acteurs de la région pour financer la croissance des PME locales.

Une somme conséquente investie dans le fonds de dette privée Eiffel Croissance Directe, créé en 2017 par Eiffel Investment group (1,6 milliard d'euros sous gestion) avec AG2R La Mondiale comme principal investisseur.

"Nous avons souhaité ce partenariat car nous ne disposions pas de cette offre dans la région, très complémentaire des financements déjà proposés. Cette démarche s'inscrit dans notre ambition de muscler les entreprises de la région, de les aider à passer des caps et à créer de l'emploi", explique Annabel André-Laurent, vice-présidente de la Région Auvergne Rhône-Alpes déléguée aux entreprises, à l'emploi et au développement économique.

En parallèle, le groupe Eiffel investit également 25 millions d'euros.

Un trou dans la raquette du financement

Aucun véhicule financier spécifique à la région n'est créé. Les fonds issus des investisseurs s'inscriront dans le fonds national Eiffel Croissance directe (valeur : 300 millions d'euros) mais seront bien fléchés vers les PME locales.

Objectif : mettre en place un dispositif régional pour financer la croissance des PME de la région (entre 5 et 100 millions de chiffre d'affaires, avec plus de trois ans d'ancienneté) par de la dette obligataire (tickets d'un à dix millions d'euros).

"Tous les secteurs sont concernés. Nous n'avons pas de critère de sélection. Et tous les projets de croissance sont finançables, aussi bien un développement à l'international, qu'un investissement machines, immatériel ou une acquisition par exemple", énumère Fabrice Dumonteil, président d'Eiffel Investment Group.

"Les grands groupes ont accès à pléthores de financements, poursuit-il. Pour les PME, le champ est souvent plus restreint. Elles ont le choix entre la dette bancaire, amortissable tout de suite, ou des fonds propres. Il y a un trou dans la raquette entre les deux. Eiffel Croissance Directe répond à ce besoin".

Souplesse du dispositif

Eiffel Croissance Directe se distingue par son offre de dette obligataire In Fine, laissant aux entreprises en croissance le temps de bénéficier d'un retour sur investissement avant de rembourser (7/8 ans).

"Cet aspect est extrêmement important pour nos PME car c'est souvent un frein à l'accès aux financements", insiste Annabel André-Laurent.

Pour l'entreprise, ce financement aura évidemment un coût, oscillant entre 4 et 6%.

"C'est plus cher que de la dette bancaire mais beaucoup moins que les fonds propres où les investisseurs peuvent demander des rendements jusqu'à 20%", souligne Fabrice Dumonteil.

Le président du groupe met également en avant la souplesse du dispositif, avec une mise en œuvre possible en moins d'un mois.

Auvergne-Rhône-Alpes est la première région partenaire du fonds mais Eiffel Investment Group espère susciter des vocations ailleurs.

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