Caisse des dépôts : le modèle de la Foncière Rénovation Montagne remis en cause

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(Crédits : Wikicommons)
La tentative de la Caisse des dépôts et consignations, et de ses banques partenaires, de réchauffer 2 500 lits froids se heurte au morcellement du parc d’appartements en stations de ski. La Foncière Rénovation Montagne s’apprête donc à revoir son modèle.

La Foncière Rénovation subit un revers sur ses opérations d'acquisition et de rénovation des appartements isolés, comme révélait dans nos colonnes hier. Son activité a pour but de transformer des lits froids en lits chauds, afin d'enrayer une problématique bien connue en Montagne, et qui limite l'attractivité des stations. Mais les premiers résultats, plus que décevants, pourraient entraîner une remise en cause de son modèle.

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Plus précisément, quand elle parvient à acquérir des blocs d'appartements, comme un immeuble d'une dizaine de lots, la Foncière Rénovation Montagne, parvient à être efficace, explique M. Blanquefort, directeur de la Caisse des Dépôts et consignations Auvergne-Rhône-Alpes (la CDC est actionnaire à 48,8 % de la Foncière).

Des opérations devenues moins rentables

Cette efficacité a été facilitée par le contexte économique qui entourait le lancement de la société il y a quatre ans, indique un acteur du dossier. À l'époque, la société a bénéficié d'une grande vague de fins de baux. La société a pu acquérir des blocs entiers dans de bonnes conditions financières. C'est moins le cas aujourd'hui, en raison de la reprise du marché immobilier en montagne.

Et sur le parc immobilier morcelé des stations de ski, les bonnes affaires sont devenues plus rares. Les ventes de blocs entiers sont moins fréquentes. Le coût d'acquisition a grimpé. S'y ajoutent les coûts de rénovation et de remise sur le marché, plus élevés quand les lots sont isolés dans des immeubles, pénalisant la rentabilité des opérations de la Foncière Rénovation Montagne.

Prévisions trop optimistes...

"Si nous n'avons que deux appartements sur dix, nous n'arrivons pas à obtenir l'effet escompté, observe M.Blanquefort. Nous sommes moins efficaces, parce que moins visibles... Nous n'arrivons pas à rénover la totalité de l'immeuble. Et les coûts de gestion sont plus élevés."

Tout en précisant qu'il ne veut pas jeter la pierre à ses prédécesseurs, celui qui a été nommé en janvier dernier à la tête de la direction régionale de la Caisse des Dépôts détaille : "on pensait qu'il serait plus facile d'acquérir des immeubles via des foncières". Avant de regretter, quelques instants plus tard : "on n'a pas tout à fait mesuré les coûts de gestion, de location, et d'entretien de ces appartements quand ils sont isolés."

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