April bientôt dans le giron du fonds CVC Capital Partners ?

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(Crédits : DR)
Le groupe international d'assurances April, dont le siège social est à Lyon, annonce, dans un communiqué, être entré en négociation exclusive avec le fonds d'investissement britannique CVC Capital Partners (CVC).

L'annonce est tombée ce 29 décembre 2018. Après plusieurs mois de rumeurs, Bruno Rousset, président et actionnaire majoritaire d'April, via sa holding familiale Evolem, confirme qu'il s'apprête à céder le contrôle du groupe d'assurance qu'il a fondé en 1998 au fonds d'investissement britannique CVC.

Une opération qui fait suite à un appel d'offres de cession et qui vise à transférer la participation d'Evolem (65,13 % du capital et 78,3 % des droits de vote d'April) à CVC. Néanmoins, Evolem détiendrait toujours "une part minoritaire aux côtés des fonds contrôlés par CVC et du management d'April", indique le groupe dans son communiqué. Il pourrait intervenir au deuxième trimestre 2019.

Le prix proposé serait de 22 euros par action April, valorisant le groupe de 3 800 salariés, à 900 millions d'euros, soit un prime de 27,2% par rapport au dernier cours de clôture de l'offre avant l'annonce.

"Le Conseil d'administration d'April, réuni le 28 décembre 2018, a accueilli favorablement le principe de l'offre de CVC", souligne le groupe.

Une offre publique d'achat est prévue par la suite sur le reste du capital.

Redressement fiscal

Mais ce prix attractif pourrait être réajusté au regard du redressement fiscal dont est menacé l'assureur. En effet, l'administration française lui réclame 69,8 millions d'euros, liés à l'activité de réassurance de sa filiale Axeria Re, implantée à Malte. "Cette somme n'est pas exigible à ce stade", précise le Lyonnais dans un communiqué du 24 décembre, mais elle est largement supérieure au bénéfice dégagé en 2017 (39,6 millions d'euros).

Si April a provisionné 15 millions d'euros dans ses comptes de l'exercice en cours, l'assureur conteste néanmoins l'interprétation de l'administration fiscale à son égard, qui s'interroge sur la "réalité de la direction de cette filiale".

April rappelle que son activité locale de réassurance est supervisée par les autorités locales financières et reste en conformité avec la réglementation européenne.

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