Olivier Arthaud : "La gouvernance de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes est presque illégale"

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(Crédits : CRCC)
Sur fond de protestation contre la Loi Pacte, la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon (CRCC), organisation représentant les 650 commissaires aux comptes du Rhône, de la Loire, et de l’Ain a décidé de se désolidariser de la compagnie nationale (CNCC). Pour protester contre la gouvernance de celle-ci, jugée peu démocratique, les cinq élus représentant la région à la CNCC ont démissionné vendredi dernier. Pour Olivier Arthaud, président de la CRCC, le mode de gouvernance de la CNCC n’est plus acceptable.

Vous présidez la commission régionale des commissaires aux comptes de Lyon. Vendredi, lors de votre assemblée générale, vous avez annoncé votre démission, et celle des autres élus régionaux, de la compagnie nationale. Pourquoi ?
La Loi Pacte de Bruno Le Maire attaque durement notre profession. Le seuil de chiffre d'affaires nécessitant l'intervention d'un commissaire aux comptes est relevé de deux à huit millions d'euros. Cela signifie que 70% des mandats des commissaires aux comptes vont disparaître dès 2019 et signe la disparition de nombreux cabinets indépendants.

Il faut savoir qu'aujourd'hui 55% du marché français est concentré entre les mains de 5 gros acteurs : EY, KPMG, Deloitte, PWC et Mazars. La Loi Pacte aura pour effet de concentrer 85% du marché dans les mains de ces grosses enseignes. Nous estimons que la CNCC n'a pas défendu les intérêts de la profession dans ses discussions avec le gouvernement. A Lyon, nous avons donc décidé de démissionner sous les applaudissements des 450 professionnels présents.

Pourquoi à votre avis ?
C'est très simple : plus de 50% des membres du bureau de la CNCC sont issus de ces grosses structures que j'évoquais. L'intérêt des petits...

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Commentaires
a écrit le 06/10/2018 à 13:02 :
FRANQUIN dessinateur de Gaston Lagaffe :
Joseph BOULIER, Chef de la Comptabilité des Editions Dupuis.
Lui, il sait combien est payé Gaston, et ce qu'il coûte à la Maison Dupuis.

" J'ai voulu inventer quelqu'un qui, dans un monde où tout le monde s'amuse et travaille bien, mesure le prix des crayons. .

Il vient dire aux dessinateurs : "Vous voulez un crayon ? Mais vous en avez déjà eu un il y a six mois." C'est méchant d'inventer un personnage comme ça, terriblement mesquin. Mais il doit y en avoir dans toutes les entreprises, maintenant."

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