Vallée de la Chimie : le projet d'usine photovoltaïque se concrétise

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(Crédits : DR)
En 2020, la Vallée de la Chimie, au sud de Lyon, accueillera l'une des plus importantes usines solaire de France. Elle répond ainsi au projet métropolitain visant à accélérer la transition énergétique.

Depuis quelques jours, Jtek installe des panneaux photovoltaïque sur les ombrières de son parking de 550 places. Au final, le site de l'entreprise japonaise, spécialiste des systèmes de direction et de transmission, de roulements et de machines-outils pour l'industrie automobile, disposera de 8 870 m2 de panneaux solaires pouvant dégager une puissance de 1 710 kWc. Il deviendra l'un des plus importants sites de production d'énergie photovoltaïque de la Vallée de la Chimie.

Partenariat public-privé

Cette installation, qui s'inscrit dans le cadre de l'Appel des 30 !, marque un pas de plus vers la mise en oeuvre de l'usine solaire de la Vallée de la Chimie qui devrait être opérationnelle en 2020. Elle couvrira 30 000 m2 de surface répartie sur 6 entreprises du territoire (Arkema, Jtekt, Kemone, Total, Cres, Vos Logistics et Ifpence) et devrait permettre de produire l'équivalent de la consommation de 1 500 foyers.

Le principe est simple : les entreprises recevront un loyer pour la mise à disposition de leur foncier, tandis que Lyon Rhône Solaire, sous contrat exclusif avec la métropole de Lyon, exploitera les centrales et revendra l'électricité produite.

Cette société, crée pour l'occasion, se voit attribuer la gouvernance et la gestion des opérations. Corfu Solaire, filiale du groupe Terre et Lac (concepteur et installateur de projets photovoltaïques), la métropole de Lyon et le fonds régional d'investissement OSER ont intégré le capital de l'entreprise à hauteur, respectivement, de 45% et de 27,5 % chacun.

Enfin, la constitution du capital sera complétée par un financement participatif, lancé depuis le 18 novembre sur la plateforme Enerfip, à hauteur de 275 000 euros. L'originalité du dispositif : favoriser l'adhésion des salariés de la Vallée de la Chimie au dispositif en leur attribuant la possibilité de souscrire au projet (sous forme d'obligation simple sur cinq ans, avec une rentabilité brute de 5 %, limitée à 1000 euros pour personne) à hauteur de 175 000 euros pour les habitants du Grand Lyon. Les salariés peuvent contribuer, quant à eux, à hauteur de 100 000 euros. Ce financement, élevé pour un budget participatif, reste tout de même modeste comparé aux 8 millions d'euros du budget global. A ce jour, déjà 88 560 euros ont déjà été collectés.

La Métropole de Lyon face au défi énergétique

La Vallée de la Chimie produit déjà près de 50% des énergies renouvelables de l'agglomération lyonnaise. L'objectif de la métropole est de multiplier par 2 la production totale d'énergie renouvelable du territoire et par 10 la production d'énergie photovoltaïque d'ici 2030.

"Nous devons être toujours plus ambitieux pour proposer des solutions concrètes en faveur de la transition énergétique nécessaire pour l'avenir de nos enfants. Nous devons tous ensemble prendre ce virage écologique, collectivités, habitants et entreprises doivent unir leurs forces," insiste Jean-Luc Da Passano maire d'Irigny et vice-président de la Métropole à la Prévention des risques naturels et technologiques.

La Métropole de Lyon mise donc sur l'énergie solaire mais aussi, le biométhane avec la plateforme Gaya visant à produire du gaz vert à partir de bois, de végétaux et de déchets alimentaires et agricoles. La création d'un réseau de chaleur en valorisant les déchets ce qui correspond chaque année à 235 000 mWh de chaleur urbaine. Et enfin une usine hydroélectrique à Pierre-Bénite qui produit 450 000 mWh par an.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2019 à 9:09 :
"l'équivalent de la consommation de 1 500 foyers". Tout est dit, dès que le soleil brille on injecte à tarif de rachat garanti. Par contre quand les foyers ont besoin d'électricité (un soir de janvier à 19h), là on compte sur notre bon vieux nucléaire. Ce genre de projet, pour le moment, c'est juste du (gros) business avec pour seul but de détourner une partie des recettes d'EDF sans leur permettre de fermer une seule centrale
a écrit le 22/11/2019 à 11:20 :
Logique. La métropole hors Paris la + riche et la plus performante de France se doit d'être en pointe ds la transition solaire avec des partenariats intelligents avec les entreprises, d'autant plus que la ressource est particulièrement abondante entre avril et octobre.
Ex à méditer pour les autres métropoles du sud...et les gds parcs logistiques de la vallée du Rhône.

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