La recette de LDLC, pionnier du e-commerce et de la semaine de 4 jours

 |  | 1375 mots
Lecture 7 min.
LDLC avait mis à profit la période du confinement pour finaliser l'acquisition du spécialiste de la vente en ligne Top Achat, à la mi-avril.
LDLC avait mis à profit la période du confinement pour finaliser l'acquisition du spécialiste de la vente en ligne Top Achat, à la mi-avril. (Crédits : Ldlc)
[Analyse] Acteur majeur du e-commerce (Materiel.net, LDLC, L’Armoire de bébé, Hardware.fr, etc), LDLC est de ceux qui ont du flair. Positionné sur la vente en ligne depuis 1997, le groupe familial lyonnais enregistre une croissance de 41% au lendemain de la crise sanitaire. Pas le temps de souffler cependant : le distributeur avait profité du déconfinement pour annoncer le passage à une semaine de 32 heures, sans perte de salaire, ainsi que pour racheter son compétiteur Top Achat à la mi-avril.

Depuis la sortie du confinement, cet acteur majeur du e-commerce sur le marché de l'informatique et du high-tech n'a pas chômé : alors qu'un grand nombre d'entreprises ont souffert de la crise sanitaire, le lyonnais LDLC, basé à Limonest (Rhône), vient quant à lui d'enregistrer un bond de 41,6% de son chiffre d'affaires au cours des six premiers mois de 2020 (à 314,3 millions d'euros).

Porté, de manière générale, par « la poursuite d'une dynamique favorable de la demande de produits high-tech », ainsi que par « une hausse du taux d'équipement des foyers et entreprises françaises pour répondre aux nouveaux usages numériques », e distributeur multimarques côté en bourse depuis 2001 confirme et renforce ainsi ses prévisions pour l'exercice 2020. Avec, comme objectif, un chiffre d'affaires porté désormais « à plus de 660 millions d'euros » (soit 25 millions d'euros de plus que ses premières prévisions), ainsi qu'un excédent brut d'exploitation « supérieur à 50 millions d'euros », comme le confirme à la Tribune Auvergne Rhône-Alpes son directeur général, Olivier de la Clergerie. Pour rappel, le chiffre d'affaires de LDLC s'établissait à 507 millions d'euros pour son exercice 2019.

 «On constate que la première période de confinement a amené beaucoup de changements au sein du mode de vie des familles, avec l'essor du télétravail et de l'école à la maison, qui ont tiré la croissance des produits high-tech informatiques », observe le dg.

Ainsi, le distributeur lyonnais spécialisé, qui tire près la quasi totalité de ses revenus des produits high tech -à l'exception de quelques marques comme l'Armoire de Bébé- a pleinement...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :