Casino précurseur de l'étiquetage sur le bien-être animal

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(Crédits : DR)
Le groupe Casino, associé à trois organisations indépendantes, Compassion In World Farming France (CIWF France), la Fondation Droit Animal, éthique et sciences (LFDA) et l'association OEuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA), lance le premier étiquetage sur le bien-être animal.

Pendant près de deux ans, les quatre partenaires ont construit un "référentiel solide de critères propres à évaluer le bien-être animal ainsi qu'une méthode de notation" indiquent les initiateurs de cette démarche dans un communiqué.

Une méthodologie conçue pour être étendue à d'autres catégories de produits, pouvant, le cas échéant, servir de référent national (voire européen) pour la mise en place d'un système d'étiquetage harmonisé des produits alimentaires sur le bien-être et la protection animale.

Présenté sous forme de paliers, l'étiquetage valorise les différentes démarches, allant de "A, supérieur" à "D, standard".

"Les niveaux A, B et C garantissent une amélioration significative du bien-être animal", précise le distributeur.

Elle est pour le moment destinée aux "poulets entiers et découpés Casino Terre & Saveurs" et pourrait s'étendre à d'autres "poulets de chair à marque Casino et au-delà". Les premiers produits étiquetés devraient arriver autour du 10 décembre dans les Géant et supermarchés Casino. 

Casino et ses partenaires ambitionnent de porter cette démarche "à travers une structure associative" pour inclure d'autres partenaires dans ce projet, dont l'objectif est de "renforcer la transparence sur les conditions d'élevage, de transport et d'abattage des animaux et ainsi donner une information claire et fiable aux consommateurs".

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Commentaires
a écrit le 06/12/2018 à 13:56 :
Pourra-t-on voir du 'C 'Label Rouge et du 'A' tout mou pas cher ? Y a une certaine logique, élevage de 10 000 bêtes serrées médiquées pour éviter la transmission des maladies ou avec accès au plein air à gambader un minimum. Un éleveur breton faisant du label rouge disait gagner 1 euro par bête et ne pas avoir besoin de gérer un camp d'élevage concentré et gagner 5cts par bête, en leur donnant ce qu'on lui livrait ne sachant pas ce que la nourriture en poudre contenait.
Ils devraient choisir que le "A", par déontologie. J'ai été surpris chez GrandFr* de voir des oeufs '0' et des '3', je croyais que les '3' (cage) étaient "mal vus", ben non, y a pas que les industriels qui les utilisent. Au client de lire avant, être curieux, voire suspicieux pour décoder les embrouillaminis légaux.
a écrit le 06/12/2018 à 11:01 :
Dans ce cas les gars vous pouvez classer le gibier en catégorie A.

Maintenant cocasse que cela soit un grand distributeur qui le propose puisque c'est à cause de la grande distribution que nous avons ces abattages de masse, intensifs, dans lesquels la demande de productivité est telle qu'on y pratique n'importe quoi.

Va falloir aller plus loin hein, bien plus loin.

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