Génomique : la sélection animale à l'heure du big data

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(Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
L'innovation en génétique animale bouleverse le monde des éleveurs. Grâce à ces ruptures et au traitement des données, la sélection génomique pourrait bien accroître la performance économique et environnementale des exploitations. Explications.

Dans le domaine de l'amélioration génétique, l'introduction de la génomique dans les méthodes de sélection animale représente le saut technologique le plus important depuis plus de 40 ans. La sélection génomique permet de prédire le potentiel génétique d'un animal grâce à la lecture de son ADN. Il devient ainsi possible d'évaluer un reproducteur dès son plus jeune âge, sans attendre que sa descendance ait commencé à produire, raccourcissant considérablement les cycles de sélection.

"Il fallait compter entre 7 et 10 ans avant d'avoir des données" rappelle Ludovic Miltgen, responsable de la communication de Gènes Diffusion. Aujourd'hui, pour la plupart des races bovines laitières, la sélection est désormais basée sur des informations génomiques.

"Ce sont les races laitières qui ont le poids économique le plus important, ce sont donc elles qui ont bénéficié les premières des efforts de recherche des sélectionneurs", précise Ludovic Miltgen. Les races à viande, les ovins et les caprins vont à leur tour bénéficier des acquis des avancées génétiques.

Une sélection beaucoup plus rapide

Plus de 200 éleveurs, sélectionneurs européens et 250 bovins sont présents au Simagena, en marge du...

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a écrit le 02/03/2017 à 10:24 :
Quand on va chez un vieil agriculteur bien souvent dans sa ferme on voit à un moment ou à un autre des grosses médailles en fer concernant les premier, deuxième et troisième prix sur leurs reproducteurs car ils faisaient eux-même leurs croisements génétiques, à l'ancienne pour le plus grand bonheur des vaches certainement étant donné que maintenant c'est une machine ou une main humaine qui les féconde.

A cet époque les agriculteurs avaient encore un peu de reconnaissance, leur métier était encore un minimum valorisé maintenant ce ne sont plus que des esclaves de l'agro-industrie qui doivent marcher ou crever.

C'est à ce genre d'information que l'on constate à quelle vitesse l'économie a évolué et mal évoluée car en ayant absolument rien à foutre du facteur humain.
a écrit le 02/03/2017 à 10:18 :
j'ai des copains qui travaillent sur les puces adn
c'est deja pas evident
bon, avec le big data, risque d'y avoir des surpirses........

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