Gastronomie et agroalimentaire, que pensent les critiques du Sirha ?

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Les Etats-Unis remportent le Bocuse d'or 2017.
Les Etats-Unis remportent le Bocuse d'or 2017. (Crédits : Sirha)
Le rendez-vous de la grande famille des métiers de la restauration et de l'hôtellerie a ouvert ses portes à Lyon, samedi 21 janvier. Agroalimentaire et haute gastronomie évoluant côte à côte, durant cinq jours, au risque d'interroger sur leurs liens très étroits. Acteurs de l'économie - La Tribune a voulu connaître le point de vue de quatre critiques et fins connaisseurs de la gastronomie. Verbatims.

Emmanuel Rubin, critique gastronomique au Figaro, auteur du Livre noir de la gastronomie française (Flammarion)

"Le Sirha est le royaume de l'agroalimentaire. Et tout le paradoxe de la gastronomie est réuni sur ce salon avec des chefs qui défendent le matin leur métier avec passion, les filières courtes, les produits made in France, et, l'après-midi, accolent leur image avec des industriels. Ils viennent au Sirha comme les stars viennent à Cannes pour signer des contrats ou faire de la représentativité pour des marques. Ce qui pose de nombreuses questions sur les liens entre ces deux mondes.

Certes, tout n'est pas mauvais dans l'agroalimentaire et on en a besoin. De plus, nous constatons une évolution dans les pratiques et un souhait d'aller vers de la qualité. Néanmoins, le discours des chefs est pour la plupart, en contradiction avec ce qu'ils prônent publiquement. Pourquoi ne pas expliquer la raison de leur engagement auprès de telle marque ? Ils sont très rares ceux qu'ils l'entreprennent et entendent faire évoluer l'industrie. Mais le monde de la gastronomie est une grande muette où la communication des chefs est très encadrée et devenue légion. Pourtant le besoin de...

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Commentaires
a écrit le 24/01/2017 à 9:20 :
"Certes, tout n'est pas mauvais dans l'agroalimentaire et on en a besoin. "

Sachant que les études scientifiques tendant de plus en plus à démontrer que l'agro-industrie est la principale cause d'empoisonnement humain dans le monde, il conviendrait de développer une telle affirmation et de montrer en quoi tout n'est pas mauvais là dedans et en quoi on en aurait besoin svp ?

J'avais lu un article dans le sud ouest, il y a une bonne dizaine d'années, annonçant que 75% des nouveaux cas de cancer étaient dus à la pollution, de l'air, de l'eau et alimentaire, mais les enquêtes et les articles sur ce phénomène qui est en train de ravager l'humanité sont plus que rares bizarrement. Certainement aucun rapport avec le fait que les propriétaires des médias de masse sont également propriétaires des entreprises d'agro-industrie...

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