Crise agricole : Les éleveurs installés sur l'A7 à Confluence

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Des agriculteurs sur l'autoroute A6 à l'entrée nord de Lyon
Des agriculteurs sur l'autoroute A6 à l'entrée nord de Lyon (Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Déçus par le plan d'aide annoncé mercredi par le gouvernement, les éleveurs bloquaient les principales entrées de Lyon sur l'A6, sur l'A7, l'A42 depuis mercredi soir avec un total d'environ 300 tracteurs. Les barrages ont été levés et les agriculteurs se rendent dans le quartier de Confluence pour un nouveau rassemblement.

Les éleveurs qui bloquaient les entrées de Lyon, depuis mercredi soir, ont levé les barrages ce jeudi. Ils sont partis en plusieurs convois depuis l'A6, l'A7 et l'A42 pour rejoindre le centre-ville de Lyon dans le quartier de Confluence. Environ 200 personnes et 170 tracteurs sont sur place sur l'A7 à proximité du musée des Confluences.

Un rassemblement est prévu, à proximité du pont Pasteur, avec Xavier Beulin, président de la FNSEA qui a rencontreé le préfet de Rhône-Alpes, Michel Delpuech.


Le secrétaire général des Jeunes Agriculteurs (JA), Florent Dornier est également attendu.

Une trentaine de km de bouchons

Le mouvement des agriculteurs s'était durcit en Rhône-Alpes et Auvergne ces dernières 24h. A l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, les éleveurs ont bloqué trois autoroutes en direction de Lyon, avec d'importants bouchons à la clé. Une trentaine de kilomètres de ralentissements sont recensés autour de l'agglomération lyonnaise. Depuis mercredi 21h, les manifestants se sont installés sur l'A6 au nord du tunnel de Fourvière, avec150 tracteurs. Jusqu'ici les éleveurs en colère avaient ciblé des supermarchés, des abattoirs ou encore des usines de transformation.

Notre diaporama >> Blocage de Lyon par les éleveurs

Barrages sur l'A42, l'A47 et l'A7

Les éleveurs de plusieurs départements de la région ont décidé de converger vers Lyon pour bloquer l'A6 au nord, mais aussi l'A7 au sud, l'A42 et l'A46 à l'est. Les agriculteurs de l'Ain se sont rassemblé mercredi soir sur le parking du Leclerc à Beynost vers 21 h, avant de rallier la barrière de péage de l'A42 puis la jonction avec l'A46 à Vaulx en Velin, selon la FDSEA de ce département. Ceux de la Loire et du Rhône s'étaient donnés rendez-vous un peu plus tôt à Dardilly à "Maison carrée", avant de bloquer l'A6 à Limonest.

Agriculteur en colère A6

Enfin environ 150 manifestants venus de l'Isère, mais aussi de la Loire et de l'Ardèche, bloquent l'A7 en direction de Lyon à Solaize, après une opération à 4h30 devant la laiterie Sodiaal à Vienne, où ils ont déversé du fumier et des pneus. Jeudi à la mi-journée, le tunnel de Fourvière a rouvert dans les deux sens.

Le plan du gouvernement jugé insuffisant

Au total près de 300 tracteurs sont mobilisés autour de Lyon par les éleveurs en colère au moins jusqu'à jeudi soir. Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, devrait se rendre vers 19h sur le barrage de l'A6. Le mouvement devrait également concerner Clermont-Ferrand, avec un blocage de cinq points d'entrée de la ville jeudi matin dès 10 h, selon la FDSEA du Puy-de-Dôme. 300 agriculteurs sont attendus. Mercredi, le gouvernement a présenté son plan d'aide d'urgence, malgré des avancées, les agriculteurs le jugent encore insuffisant, notamment sur la question cruciale des prix.

 A lire >> Le détail des mesures d'urgences

Maintenir la pression pour des changements structurels

Ainsi, ces nouvelles actions ont pour but de maintenir la pression sur le gouvernement, avec la volonté d'attirer l'attention sur la question des prix et l'avenir des filières.

"Ce plan d'urgence a le mérite d'exister, mais il ne règle pas les problèmes structurels. Pour assurer notre viabilité future, la question des prix reste centrale. Le gouvernement doit peser de tout son poids sur la filière. Pour être compétitif, il faut encore qu'on soit en vie", précise Vincent Pestre, secrétaire général de la FDSEA Rhône.

Agriculteur en colère A6

Accélération de la stratégie syndicale

Les  blocages qui secouent l'ouest du pays, et depuis mercredi soir l'agglomération de Lyon, ont été précipités par la conjoncture estivale, marquée par la sécheresse et la canicule.

"Vu la situation, ces mesures d'urgence ne suffiront pas. Le plan du gouvernement ne répond pas durablement à la crise, surtout sur la question des prix. Ce qui explique une réorganisation du mouvement", explique Gérard Mucke, directeur de la FDSEA Ain

"Nous avions une stratégie syndicale qui était de lancer un mouvement sur la durée, afin d'inverser cette tendance de fond de la baisse des prix. Le calendrier a été chamboulé par l'urgence de la situation", ajoute Vincent Pestre.

"25 000 agriculteurs proche du dépôt de bilan"

Aucune date n'a été fixée quant à la levée du blocus, "même si le but n'est pas de paralyser cet axe routier européen en période de vacances...pour le moment", poursuit Vincent Pestre. Pour les agriculteurs, la suite de leur action dépendra des avancées sur la question du prix. "Quand, en France, 25 000 agriculteurs sont en position de dépôt de bilan, l'inaction peut engendrer des actions plus importantes que ce simple avertissement", prévient le délégué.

Actualisé le 23/07/15 à 18h00

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Commentaires
a écrit le 07/11/2015 à 1:43 :
Je pence que ce qui et importent, c'est créer un System ou organisme qui oblige à mètre une photos d'une vraie exploitation industrielle de viandes, poisson et lait(voir les céréales. en commençant par les grandes entreprises. (comme pour les paquets de cigarette en gros)
Ceci relancerais l'économie agricole française tout en prévenant de ce qu'on mange réellement.
Et aurais pour effet de relancer l'écologie et l'économie d'un trais en France. les agriculteurs voulant passer leurs exploitations en bio (ce qui dure 2 ans) auraient le droit de passer outre l'obligation de ces photos, mais avec un logo de type "en progrès vers le bio"
cela redonnerais aussi du travail a énormément de buralistes et d'agriculteurs désertés, qui aurais pour fonction de vérifier toutes ces entreprise.

Voila écologie et économie relancé d'un pett dans toute la France.
et sa arrêterais aussi la dispersion de folles multinationale comme Monsantos. il va falloir le réaliser un jours! c'est eux qui vous volent discrètement tout votre argent...

L'humain et égoïste et c'est ce qui le mène a sa perte...
Stuker Paco
a écrit le 23/07/2015 à 22:26 :
Je suis atteré par le manque di'magination du gouvernement sur les solutions à appliquer. Le problème n'est pas tant le prix d'achat de la viande que la corrélation de ce prix avec le taux d'endettement effectifs des agriculteurs français. Il faudrait donc : 1 - Mettre en place une banque publique agricole qui prèterait aux agriculteurs à un taux faible, voir éventullement à taux éro. Elle se chargerait également de reconsolider les dettes souscrites auprès d'organismes privés afin de restructurer positivement les exploitations et donner de l'air aux agriculteurs. 2 - Il conviendrait également de baisser le taux d'endettement moyen des agriculteurs français pour le ramener au niveau européen. Cela doit passer par une aide gratuite exceptionnelle via un emprunt exceptionnel servant à reconsolider les emprunts des agriculteurs. Il faut probablement l'ccord de Bruxelles pour cela mais cela doit-être fait. On mobiliserait quelques milliard pour effacer une partie de la dette des agriculteurs français et le reste serait repris par une banque agricole publique créé pour l'occasion. 3 - Il conviendrait également d'interdire la vente à perte. Le prix d'achat au agriculteurs ne devrait donc pas être de 105% voir 110% du prix de revient pour l'agriculteur afin de rentrer dans un cercle vertueux. Il conviendrait également de libéraliser totalement le prix de la viande dont le prix public ne constituerait que le plancher des prix. 4 - Il faudrait faire le ménage dans tous les labels français concernant la viande et limiter à quatre labels : Viande française, Préparé en France, Elevé dans les plaine française, Nourri au bio. Le haut de gamme comporterait les 4 labels et le bas de gamme aucun des 4. Cela aurait le mérite d'être clair pour le consommateur français pour qui l'attachement à la viande française est largement acquis. 5 - L'Etat devrait négocier des accords avec des groupes d'élevage français à un prix correct pour tous les restaurants d'entreprise des fonctionnaires et toutes les cantines scolaires et universitaires. 6 - Il faudrait absolument que l'Etat mette en place une campagne d'un an sur la TV publique pour la viande française. 7 - On pourrait aussi considérer l'éventualité de faire cadeau d'un point de TVA à tous les restaurateurs se fournissant en viande 100% française. Cela constituerait une mesure incitative positive. La perte financière de l'Etat serait compensée par les gains sur la filière élevage. Donc ce serait neutre voir positif pour les comptes de la nation. Il faudrait également largement simplifier le mille-feuille administratif et ls charges énormes ausquels les éleveurs font face. Par exemple la taxation locale sur les fermes d'élevage pourrait-être allégée sous conditions de critère environementaux (recyclage, du lisier ou des déjections, utilisation raisonnée de l'eau, utilisation de la géothermie pour le chauffage des étables etc ...) et un crédit d'impôt pourrait également y être accolé. On pourrait également penser à une aide financière spécifique de l'Etat pour les exploitations qui fusionneraient afin de faire des économies d'échelles et d'être plus rentables. Enfin il faudrait absolument réformer lesmutuelles agricoles pour le btail afin que les frais vétérinaires des éleveurs baissent et que l'on systématise les remboursements sous 30 jours pour que les charges vétérinaires de l'élvage soient maitrisées et permettent à l'exploitant de se projeter dans le futur. Pourquoi est ce que le gouvernemen ne pense pas à tout cela ? En attendant al situation pourrie avec des mesurettes par ci et par là jusqu'au prochain gouvernement. Il faut prendre ce problème à bras le corps. Mr le ministre servez vous dans mes idées je vous en prie mais de grace résolvez cette situation par le haut.
a écrit le 23/07/2015 à 18:38 :
Combien de nos élus travaillent pour le RSA , quand lors de l'élection 2012 il était question de baisser leur rémunération '' impossible anticonstitutionnel ''' alors pourquoi un agriculteur avec risques , travail pénible , plus de 80 heures/Semaine , doit-il travailler au maximum pour un '' RSA '' ce problème est de la compétence de nos dirigeants pour avoir une solution définitive . Dans l'ensemble les Français soutiennent leurs Paysans .
a écrit le 23/07/2015 à 9:39 :
Je comprends les manifestations des agriculteurs-éleveurs. Quand (tous) nos politiques et/ou énarques, qui sont souvent les mêmes, vont-ils s'attaquer aux vrais problèmes ?
a écrit le 23/07/2015 à 8:52 :
Je soutiens lès producteurs de toute catégorie je trouve lamentable que nous sommes lès otages des grandes chaînes de magasin. Moi personnellement je préfère trouver des prix fixe toute l'année et qu'il arrête de nous faire des promotions tout les jours un prix unique qui satisfait tout lès corps de métiers du début à la fin de la chaînes serait satisfaisant pour tout le monde.
On ne trouve que dès promotion bidon car le cours de tout les produits vendus en grande surface ne varie pas comme ça si on s'intéresse un peu à la bourse.
Alors arrêtez de jouer avec nous et décider un prix moyen pour tout les produits.
Nous consommateurs on devrait aussi faire bloc avec nos gréviste et toute les corporation de distribution au début jusqu'à la fin de la chaîne avant que sa arrive au étalage devrait faire grève on est tous concernés.
Réponse de le 23/07/2015 à 19:04 :
Vous avez raison ………… D’autant plus qu’une promotion d’un rayon d’hyper ne coute rien au magasin ---- le fournisseur prend un certain % le reste à la ‘’’ charge du rayon ‘’’ est ventilé en + sur la marge des autres produits , le rayon devant sortir une marge globale ‘’ x ‘’ sur son chiffre d’affaire mensuel de son rayon donc vous le payez dans votre panier de courses ………. Eh oui voila les promotions ……………’’Anomalie ‘’ quand ce n’est pas plus chère qu’au prix normal EN rayon ou au même prix ou à l’unité ou en lot ou au prix au litre ou au Kilo …………. Vérifiez …………..il y a bien des surprises et de l’argent à gagner , si deux prix sur un article ou balisage , c’est le prix le plus bas qui doit être tapé en caisse . (sauf modification ou erreur (?) de ma part )

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