Animation : Comment le Festival d'Annecy se réinvente en ligne

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(Crédits : Mifa)
Le Festival international du film d'animation d'Annecy et son marché, le Mifa, se dérouleront en ligne. Alors que l'événement devait avoir lieu du 15 au 30 juin dans la préfecture de la Haute-Savoie, les organisateurs ont préféré cette solution plutôt qu'un report, afin de pouvoir répondre à la forte demande internationale.

À l'annonce du confinement en France, la première réaction des organisateurs du marché du Festival du film d'animation d'Annecy (MIFA) a été de se tourner vers une édition en ligne plutôt que vers le report de l'édition.

"Nous recevons 600 projets chaque année, desquels nous avons retenu les 38 meilleurs... Il était évident que nous devions les montrer", résume Véronique Encrenaz, la responsable du MIFA.

Le report du festival a rapidement été écarté compte-tenu de la demande mondiale des diffuseurs, mais aussi des soutiens confirmés auprès des collectivités locales et de partenaires privés.

"Les grandes plateformes internationales de contenu vidéo comme Netflix, Amazon et Disney sont très en demande. Elles ont besoin de contenus pour leurs abonnés", pointe Véronique Encrenaz.

Avec les mesures sanitaires de confinement prises dans de nombreux pays, les tournages de séries n'ont pas pu se dérouler en ce printemps, libérant de fait des créneaux horaires seront donc libérés. Or, l'industrie de l'animation n'a pas connu les déboires des tournages d'autres formats. Les studios ont continué de tourner, car tout se fait sur ordinateur, explique Mme Encrenaz.

Le festival a dû cependant avoir recours à ses réserves financières pour proposer l'édition en ligne. L'équation financière tiendra le choc si le nombre d'accréditations est suffisant... ce que l'organisation saura à l'issue de l'événement, précise Véronique Encrenaz.

"Nous connaîtrons alors l'état de nos finances, et vers quoi nous irons en 2021", détaille-t-elle.

Adaptation de l'organisation

L'édition virtuelle permettra de diffuser les contenus, mais aussi de favoriser les rencontres vidéo entre festivaliers. Les porteurs de projets sont en train d'enregistrer leurs pitchs, qui seront montrés aux professionnels de l'animation. Ceux-ci pourront alors prendre rendez-vous avec les créateurs.

Presque toutes les possibilités du festival habituel seront proposées... à l'exception des rencontres physiques, bien entendu. Cet aspect est un regret pour Véronique Encrenaz.

"Un projet représente des années de travail. Les professionnels aiment rencontrer les porteurs de projets en personne, afin de se lancer dans une telle collaboration", souligne-t-elle.

Si l'équipe organisatrice de 45 permanents a dû être restreinte en ayant recours au chômage partiel et en renonçant à accueillir la trentaine d'employés en CDD...

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