Covid 19 : Le carnet de commandes de Chaudronnerie Fine de la Loire explose

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(Crédits : DR)
Chaudronnerie Fine de la Loire (CFL) voit son carnet de commandes exploser. Elle produit, pour le compte de la startup normande Clean Box, des bornes de distribution de gel hydroalcoolique.

Depuis quatre ans, la PME stéphanoise Chaudronnerie Fine de la Loire (CFL) accompagne Clean Box, une startup normande à l'origine d'un système innovant de bornes de distribution de gel hydroalcoolique.

"Nous les avons aidés à finaliser leur prototype et à l'industrialiser. Jusqu'ici, nous leur fournissions une trentaine de bornes par mois. Clean Box avait signé des contrats essentiellement avec des grands sièges sociaux en France et à l'étranger. Suite à l'arrivée du coronavirus, le rythme a été multiplié par 20 ! Nous devons désormais en fabriquer au moins 500 par mois", raconte Patrice Faivre-Duboz, dirigeant depuis 2010 de la petite chaudronnerie stéphanoise.

Confronté à une pénurie de matières premières pour suivre la cadence, Patrice Faivre-Duboz a dû lancer un appel sur Linkedin afin de dénicher les tubes en inox dont il avait absolument besoin.

"Jusqu'à présent, ils venaient d'Italie. Mais avec la situation actuelle, nous avons vite été en rupture de stock. Grâce à mon post sur Linkedin, un grossiste belge m'a dégoté des tubes en Allemagne. Ils arrivent par camions entiers", détaille-t-il.

Réorganisation de la production

Pour se mettre en capacité de produire autant de bornes, la PME de 15 salariés (2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019) a repensé son atelier avec une zone dédiée aux produits Clean Box.

"Jusqu'à présent, c'était le même opérateur qui produisait l'intégralité de la borne en général. Pour augmenter la productivité, nous avons mieux organisé le process avec des séquences d'industrialisation"; raconte-t-il.

En parallèle, CFL continue d'approvisionner ses autres clients. L'activité ne semble pas faiblir, d'autant qu'elle est une des rares chaudronneries stéphanoises qui n'a pas fermé ses portes pendant la crise.

"Sur mes 15 salariés, deux seulement sont en retrait car fragiles", se réjouit le dirigeant qui doit toutefois faire appel à des intérimaires et des sous-traitants pour faire face à la demande.

Problèmes sous-jacent

Patrice Faivre-Duboz anticipe par ailleurs d'autres problématiques. Pour le moment, il se concentre sur les approvisionnements et les livraisons.

"Je passe mes journées sur ces sujets", confirme-t-il.

Mais il anticipe aussi certaines problématiques financières.

"Le chiffre d'affaires de l'entreprise va fortement progresser mais notre BFR aussi. J'achète beaucoup plus de matières depuis quelques semaines. En revanche, les recettes n'arriveront pas tout de suite. Notre banque devrait nous soutenir", espère-t-il.

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