Pourquoi la pépite stéphanoise 1D Lab doit trouver de nouveaux ressorts

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L'équipe d'1D LAB au moment de sa levée de fonds en 2016. Crédit : 1D Lab
L'équipe d'1D LAB au moment de sa levée de fonds en 2016. Crédit : 1D Lab (Crédits : 1D Lab)
1D Lab, startup stéphanoise spécialisée dans le développement de plateformes de streaming équitable, a dû recalibrer ses ambitions.

Elle était une des pépites de la French Tech stéphanoise, largement mise en avant. Son développement a été stoppé brutalement, courant 2018, par le dépôt de bilan d'un de ses principaux partenaires. A tel point que son dirigeant, Eric Petrotto, a préféré placer la structure sous la protection de la procédure de sauvegarde en mai dernier. Depuis, 1D Lab travaille à sa consolidation avant de repartir, dès que possible, de l'avant.

Levée de fonds avortée

Créée en juillet 2014 sous forme de SCIC, 1D Lab est positionnée, avec son kiosque culture Divercities, sur le développement de plateformes de streaming équitable à destination notamment des bibliothèques.

Après avoir levé un million d'euros auprès de la Macif, Inco, Nef, Bpi et la BNP en 2016, elle avait été retenue dans le cadre d'un programme européen, « Créative Europe » pour participer au projet « Future Divercities », adossée à un partenaire anglais. Un projet à 2 millions d'euros porté par sept structures de différents pays visant à valoriser la diversité culturelle dans l'espace public.

"Nous devions percevoir, par l'intermédiaire de notre partenaire anglais, 350 000 euros pour financer notre travail sur ce sujet. Il a mis la clé sous la porte et nous n'avons touché qu'une petite partie de cette somme. Nous étions alors en phase de négociation pour une deuxième levée de fonds. Cet écueil sur le programme européen a tout fait capoter. Nous n'avons pas pu aller au bout de l'opération", souffle le fondateur d'1D Lab.

Eric Petrotto se remémore les deux choix qui se sont présentés à lui : "Tout arrêter et jeter le travail qu'on avait déjà mené ou trouver une solution de maintien. J'ai évidemment opté pour la seconde option".

Le dirigeant s'est donc tourné vers la procédure de sauvegarde et a recalibré progressivement sa taille, et ses ambitions.

"Nous sommes passés d'une équipe de 23 personnes dont 10 salariés à un seul salarié aujourd'hui. J'ai fermé les bureaux que nous avions ouverts à Bruxelles, Paris, Lyon et Marseille", indique-t-il.

1D Lab vient également de quitter ses vastes locaux du quartier créatif à Saint-Etienne pour se replier dans un espace plus modeste à Rive-de-Gier.

Un million d'euros sous trois ans

1D Lab a réalisé un chiffre d'affaires de 500 000 euros en 2019, avec 3 000 bibliothèques clientes dans 90 pays (via l'Institut Français). La structure stéphanoise a également signé avec deux cartes de collectivités régionales, dont le pass Région Auvergne Rhône-Alpes.

"Aujourd'hui, nous sommes endettés mais rentables. Nous nous concentrons sur notre croissance organique, en développant ces cibles déjà bien travaillées. Nous laissons en stand-by notre projet sur la partie livres qui devait être l'objet de notre seconde levée de fonds".

Sous trois ans, 1DLab pourrait flirter avec le million d'euros de chiffre d'affaires. Mais le "plus important pour l'instant est de consolider pour sortir de la sauvegarde », insiste Eric Petrotto.

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