Stratégie : Comment Visiativ compte accroître sa rentabilité

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(Crédits : DR)
Après avoir privilégié la croissance, l'éditeur et intégrateur de logiciels Visiativ met le cap sur la rentabilité. Une feuille de route que le Lyonnais décline dans son 3e plan stratégique, Catalyst 2023.

Après six années consacrées à la croissance, où le groupe a multiplié par deux son chiffre d'affaires, passant de 82,5 à 163,2 millions d'euros de chiffres d'affaires entre 2015 et 2018 (il devrait passer la barre des 200 millions d'euros en 2019), multiplié par quatre son EBITDA et doublé son nombre de clients (9 000 à 18 000 PME et ETI), Visiativ entend désormais se concentrer sur l'accélération de sa rentabilité. Le groupe vise 30 millions d'euros d'EBITDA à l'horizon 2023, contre 13,1 millions d'euros actuellement. Une ambition qui s'inscrit dans un nouveau plan stratégique, Catalyst 2023,

"Nous avons atteint la taille critique nécessaire et somme devenus un acteur global de la transformation numérique. Il est temps de travailler sur nos marges opérationnelles. Par ailleurs, nous souhaitons devenir le partenaire stratégique des entreprises, mais surtout des dirigeants et de leur comité exécutif", explique Laurent Fiard, le président directeur général de Visiativ.

Cessions de certaines activités

Pour y parvenir, Visiativ entend concentrer ses activités autour de quatre pôles d'activité forts : le conseil en innovation (AGBI Consulting), la commercialisation de solutions réunies dans une place de marché (Moovapps Platform), l'accompagnement des entreprises vers le cloud (Visiativ Managed Services) et l'univers spécifique à Dassault Systèmes (Visiativ Solutions). Une holding groupe regroupera l'ensemble des fonctions centrales (finance, RH, marketing, etc.).

Toutes les activités qui ne s'inscrivent plus dans ce cœur de métier ou qui ne sont pas rentables seront progressivement désolidarisée du groupe pour en faire soit une spin-off à part entière, à l'image du projet Entreprise du futur, dont le prochain congrès se tiendra le 23 janvier, la mission RGPD ou le Swarm digital campus qui verra la naissance d'un nouvel accélérateur, Momentup, soit une cession partielle de l'activité, à l'image de son activité de l'entreprise Valla acquise en 2018 qui opère dans le Rapid Manufacturing. Deux repreneurs seraient déjà sur les rangs, selon le président.

"Ce sont des activités qui méritent des moyens importants, mais qui ont besoin d'oxygène pour s'épanouir en dehors du groupe. Pour le bien de certains projets, il faut savoir sortir", poursuit Laurent Fiard.

Cette rationalisation de l'activité devrait à terme permettre au groupe de retrouver "son agilité" et de...

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