Communication : Adthink en voie de réussir son repositionnement

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(Crédits : DR)
Deux ans après avoir cédé son pôle publishing, l’agence lyonnaise de publicité à la performance est en voie de réussir son repositionnement. Un pari risqué, mais salué par les investisseurs.

Le pari était risqué mais l'agence lyonnaise semble avoir réussi sa transformation.  Créée il y a 18 ans par Bertrand Gros et Sylvain Morel, Adthink réalisait il y a encore deux ans la moitié de son chiffre d'affaires sur son activité historique de monétisation de l'audience et l'autre moitié via du publishing (Le monde Informatique, Réseaux et Télécoms...). L'entreprise affichait alors un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros avec 150 salariés.

En 2017, les deux associés décident de céder leur pôle publishing pour se réorienter vers une activité exclusive d'agence de publicité à la performance, "une agence publicitaire technologique".

"Nous avons pris un risque majeur, c'est certain, mais nous ne pouvions plus être à la fois éditeur et régie publicitaire. Il nous fallait avoir un positionnement clair vis-à-vis de nos annonceurs", se souvient Bertrand Gros.

Adthink a donc dû faire des choix : céder une moitié de son activité et les deux-tiers de son personnel.

"Nous avons renouvelé un peu notre staff pour coller à nos nouveaux métiers. Aujourd'hui, avec 40 salariés, nous sommes une agence publicitaire technologique à la performance. Notre ADN était très technologique, il le reste même si désormais nous nous faisons appeler agence de publicité ! Nos algorithmes permettent de viser les bonnes cibles pour nos clients".

45 millions d'euros en 2022

Adthink avait annoncé la couleur dès son repositionnement, en 2017, en pronostiquant publiquement un objectif de 45 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. Et ce, malgré la chute de 30 à 15 millions d'euros de chiffre d'affaires due à la cession du pôle publishing. Deux ans plus tard, Bertrand Gros persiste et signe, mais décale ses ambitions à 2022.

L'entreprise lyonnaise a réalisé un chiffre d'affaires de 13 millions d'euros en 2018, avec un déficit conséquent dû aux "cessions et à l'allègement des équipe". L'exercice 2019 devrait s'achever sur un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros, avec un retour à la rentabilité.

Et donc, 40 à 50 millions d'euros pour 2022 avec 70 salariés environ.

Croissance externe

Pour atteindre ses objectifs, Adthink compte sur plusieurs leviers. Notamment celui de la croissance externe.

"Nous avons acheté en début d'année une petite société suisse. Nous sommes en veille pour poursuivre sur ce chemin," indique Bertrand Gros.

Le fondateur de la société compte aussi s'appuyer sur le développement intrinsèque de son entreprise.

"En nous spécialisant sur cette activité d'achat programmatique, de publicité à la performance, nous sommes devenus bien meilleurs. Nous n'aurions jamais atteint de tels volumes en conservant nos deux activités".

L'agence vient ainsi de signer un partenariat avec Google pour distribuer sa plateforme d'achats/ventes d'inventaires publicitaires. Adthink permet ainsi aux éditeurs de sites web et d'applications mobiles d'automatiser et d'optimiser la vente (aux enchères) de leurs emplacements publicitaires.

En Bourse, le cours de l'action repart

Cotée sur le marché Euronext Growth de la Bourse de Paris, le parcours d'Adthink a été salué par les investisseurs.

"Après les cessions, nous avons été sanctionnés, le cours de nos actions a décroché mais nous sommes en train de faire la preuve de notre réussite. Les actions ont triplé depuis quelques mois", se réjouit Bertrand Gros pour qui cette reconnaissance de la Bourse est primordiale en termes de crédibilité et de notoriété. "C'est vrai en particulier dans le domaine public".

Pour preuve : l'entreprise a remporté récemment son premier contrat avec un acteur public. "Un contrat d'importance sur plusieurs années".

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