Auvergne : Arvensis-Oriane se renforce sur le marché des huiles essentielles

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(Crédits : Fotolia)
Le spécialiste auvergnat de la production et la transformation de plantes vise désormais le doublement de son activité qui s'articule entre la France et le Maroc.

Avec un pied en France et un autre au Maroc, Arvensis-Oriane cultive et transforme sous forme sèche et en huiles essentielles une large gamme de plantes. Lesquelles sont ensuite commercialisées auprès d'intermédiaires fournissant les acteurs de l'agro-alimentaire, les tisaneurs et les parfumeurs.

"Nous ne travaillons quasiment que du bio. La transformation des plantes sèches se fait à Courpière, tandis que la distillation des huiles essentielles est réalisée au Maroc", souligne Jérôme Dupic, directeur financier du groupe qui emploie 35 personnes à Courpière (Puy-de-Dôme) et autant au Maroc.

Fondée en 2006, l'entreprise s'est jusque là développée sur ses fonds propres pour atteindre 7 millions d'euros de chiffres d'affaires l'an dernier. Elle prend aujourd'hui un nouveau tournant et vient d'ouvrir son capital pour trois millions d'euros avec l'arrivée de JBC2, un acteur lyonnais du capital développement.

"Pour boucler cette opération, nous avons monté une holding d'investissement qui regroupe une quinzaine d'investisseurs y compris JBC2", explique Joseph Brigneaud, dirigeant de JBC2.

Rééquilibrer les activités

Avec cet apport, le transformateur de plantes va s'attacher à renforcer son outil de production et à aller vers de nouveaux marchés.

"Nous réalisons aujourd'hui environ 80% de notre activité avec la vente de plantes sèches. Nous souhaitons développer les huiles essentielles pour équilibrer ces deux marchés", annonce Jérôme Dupic.

En parallèle, Arvensis-Oriane va également mieux structurer ses approvisionnements.

"Nous travaillons sur trois modèles : des cultures en propres sur des terrains qui nous appartiennent ; des cultures réalisées par des agriculteurs qui travaillent pour nous et des achats auprès de producteurs locaux et de cueilleurs indépendants. Nous conserverons ces trois sources d'approvisionnement, mais nous souhaitons renforcer les cultures en propre, notamment au Maroc où nous achetons des terrains", détaille le directeur financier.

Nouveaux marchés et export en ligne de mire

Une fois l'amont sécurisé, il faudra aussi multiplier les débouchés. Et surtout aller chercher de nouveaux marchés avec les huiles essentielles.

"C'est un marché qui présente du potentiel, car il n'est pas encore mature", assure Jérôme Dupic.

L'objectif d'Arvensis-Oriane est notamment de pousser ses pions auprès des fournisseurs de la parfumerie en misant, entre-autre, sur les huiles de néroli, mais aussi de menthe, de cèdre et encore de romarin. Du côté des plantes sèches la gentiane et le cassis ont le vent en poupe.

Enfin, le développement de l'entreprise passera aussi par l'export où elle réalise actuellement bon an mal an environ 30% de son chiffre d'affaires. Au final, Arvensis-Oriane espère doubler son activité d'ici à cinq ans.

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