Loire : Becker Industrie veut entrer dans l’industrie du futur

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(Crédits : DR)
A Montbrison, Becker Industrie veut moderniser son image. Le fabricant de peintures industrielles a lancé un nouveau plan stratégique à horizon 2023. A la clé, des investissements lourds dans les infrastructures et les conditions de travail.

Il a succédé à Jean-Pierre Genevay en juillet 2018, à la tête de Becker Industrie à Montbrison. Depuis, Ahmed Mastari, transfuge de Henkel et du concurrent AkzoNobel, planche sur un chantier d'envergure, celui de la modernisation de Becker (370 salariés pour un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros en 2018).

Cette réflexion, co-construite avec le management en place, a débouché récemment sur un programme de développement, baptisé « Becker 4.0 2023 ». Au programme, quatre piliers majeurs : des infrastructures rénovées, des équipements modernes, du bien-être au travail et de la croissance profitable.

Un chef de projet, soutenu par un membre de la direction, a été nommé pour piloter la mise en œuvre de chacun de ces piliers.

Modernisation en profondeur

Becker Industrie, filiale française du groupe allemand Beckers lui-même propriété du Suédois Lindengrùppen, se présente comme le leader européen de la peinture industrielle liquide. Elle réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires dans le coil coating. L'entreprise enregistre néanmoins 20 millions d'euros de chiffre d'affaires sur une activité dite ACE (peinture pour machinisme agricole et équipements pour TP).

Plusieurs millions d'euros (chiffre exact non communiqué) vont être investis sur les trois prochaines années pour rénover en profondeur le site.

"Dans les 20 dernières années, nous avons multiplié par 7 nos volumes. Nous devons faire évoluer nos équipements", souligne le nouveau P-dg.

Les laboratoires, qui accueillent plus de 70 chercheurs, vont être repensés et largement modernisés. Leur surface va doubler. Par ailleurs, les capacités de production, notamment pour l'activité ACE vont être renforcées pour produire au moins 25% de peinture en plus.

"Nous voulons nous repositionner sur cette activité que nous avions mise de côté un temps".

Une extension de 800 m² bâtiments viendra compléter l'ensemble ainsi qu'un agrandissement des parkings, avec équipement en bornes de recharge et aménagement d'une zone d'accueil des poids-lourds.

"L'ensemble de nos ateliers va être remis à niveau. Notre ambitieux est vraiment de proposer à nos salariés et à nos clients une usine moderne".

Les travaux vont démarrer courant juin. Ils auraient déjà dû être lancés en 2018 mais avaient dû être retardés pour des questions administratives.

Bien-être au travail

L'entreprise dirigée par Ahmed Mastari est une entreprise industrielle, positionnée sur une activité traditionnelle. Pas question pour autant, dans une perspective de Becker 4.0, de laisser le monopole du sujet du bien-être au travail aux startups et entreprises de services.

"Nous sommes persuadés que des salariés qui se sentent bien dans leur environnement de travail sont plus heureux, et forcément, plus efficaces".

L'entreprise va, par exemple, développer l'intervention sur site de praticiens tels que des sophrologues, des ostéopathes etc.

Côté management, Becker industrie revoit également sa politique et va chercher à donner plus de sens au travail des salariés, en cassant les silos notamment.

"Nous sommes le premier employeur de la ville, nous devons nous comporter comme tel !", sourit Ahmed Mastari.

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