MPM veut créer des emplois grâce à son nouvel actionnaire

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(Crédits : DR)
La PME stéphanoise, spécialisée dans la maintenance de machines-outils, vient d’être reprise par une filiale du géant français Samsic. L’ambition est grande : tripler le chiffre d’affaires et recruter une centaine de salariés au cours des trois prochaines années.

Passer de 7 à 30 millions d'euros de chiffre d'affaires par an et tripler le nombre de salariés (42 actuellement) au cours des trois prochaines années. Voici l'objectif, particulièrement ambitieux, de la PME stéphanoise MPM spécialisée dans la maintenance, la construction et la reconstruction de machines-outils.

Le plan de marche de son fondateur, Yannick Meyer, est clair :

" Aujourd'hui, 80% de notre chiffre d'affaires sont générés par l'activité construction/reconstruction de machines-outils, et 20% seulement par le service. Nous voulons accélérer fortement sur cette activité de maintenance chez le client ".

D'ici à trois ans, les deux segments d'activités devraient ainsi enregistrer sensiblement le même volume de chiffre d'affaires. Pour y parvenir, MPM compte se déployer sur toute la France et ouvrir dans les prochains mois au moins quatre agences : Nantes, Toulouse, Grenoble et Nord-Est. Par acquisition d'entreprises déjà en place ou par création ex-nihilo.

« Aujourd'hui, tous nos techniciens partent de Saint-Etienne. Nous devons absolument nous rapprocher de nos clients pour être plus réactifs, et gagner ainsi de nouveaux marchés ».

Recapitalisation de deux millions d'euros

Afin de financer cette stratégie de développement, Yannick Meyer, qui avait déjà cédé en 2016 la majorité de son capital à la start-up parisienne MetalValue après un redressement judiciaire, a œuvré pour une reprise de l'entreprise par une plus grosse pointure. L'accord vient d'être signé. MPM entre ainsi dans le giron d'Emalec (300 salariés, 45 millions d'euros de chiffre d'affaires), basée à Saint-Genis-les-Ollières et spécialisée dans la maintenance multisites et multitechniques et filiale du géant rennais Samsic. Ce dernier est positionné sur le service aux entreprises (propreté, sécurité, RH etc). Avec 80 000 salariés, il a réalisé un chiffre d'affaires de 2,3 milliards d'euros l'année dernière.

"Emalec cherchait depuis longtemps à se diversifier dans la maintenance industrielle", commente Yannick Meyer, qui reste aux manettes de l'entreprise stéphanoise en tant que directeur général.

Signe de cet intérêt : le numéro 2 de Samsic, Guy Roulleau, a fait le déplacement chez MPM la semaine dernière pour assurer de son soutien les salariés et leur directeur général.

Des acquisitions en vue

Emalec et Samsic ont d'ores et déjà injecté deux millions d'euros dans MPM.

"Ils nous soutiendront ensuite au fil des acquisitions", commente le dirigeant.

Des acquisitions visées dans toute la France, pour un déploiement national des futures agences dédiées au service, mais aussi à l'échelle locale, sur la région stéphanoise.

"Notre plan de croissance prévoit le recrutement de 75 salariés environ à Saint-Etienne (dont 11 à pourvoir immédiatement NDLR). Nous sommes sur des métiers en tension. Nous irons plus vite en rachetant des confrères".

En parallèle, MPM étudie la faisabilité de la création d'un centre de formation interne.

Recentrage sur ses métiers historiques

Dans ce plan de développement, qui devrait l'amener à sortir rapidement du plan de continuation enclenché suite au redressement judiciaire de 2015, MPM fait le choix de se recentrer sur ses deux métiers historiques : la maintenance et la construction/reconstruction de machines-outils. En mettant de côté pour l'instant, le développement commercial de l'activité de presse adiabatique. Une activité innovante reprise à la startup stéphanoise Adiapresse en 2007.

"Nous sommes prêts, niveau R&D, mais le marché n'est pas suffisamment mature pour nous lancer dans une offre ambitieuse. Nous n'abandonnons certainement pas, mais nous fonctionnerons par opportunité, sans investissement commercial", souffle Yannick Meyer.

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