Abiessence aiguise sa stratégie autour du développement durable

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(Crédits : DR)
La PME ligérienne, nichée à Verrières-en-Forez, va ouvrir cet été une zone pédagogique de 5 hectares pour faire découvrir les espèces locales d’arbres et les plantes aromatiques. En croissance forte, elle construit sa stratégie pas à pas, avec un fil rouge : le développement durable.

Le chiffre d'affaires est encore modeste, 2,2 millions d'euros pour 25 salariés mais la croissance est notable. Depuis sa création en 1999 par Joël Ruiz, son activité progresse de 10 à 15 % par an.

Sur trois sites, Verrières-en-Forez et Gumières dans la Loire, Saint-Anthème dans le Puy-de-Dôme, elle est spécialisée dans l'aromathérapie bio, la production de bois énergie et le sciage. Un ensemble construit logiquement autour de la préoccupation première de son fondateur : ne pas gâcher les ressources naturelles. "Mon objectif était de valoriser l'arbre dans son ensemble", explique-t-il.

Une zone pédagogique de 5 hectares

C'est dans le même esprit, sauvegarder et préserver, qu'il va investir 100 000 euros dans la création d'une zone expérimentale pédagogique de cinq hectares juste à côté de sa distillerie.

"Nous avons toujours fait beaucoup d'accueil du public, de visites sur notre site. D'ailleurs, 35 % de notre chiffre d'affaires est réalisé sur place. Nous nous sommes rendu compte qu'il existait de très grosses lacunes dans la connaissance du public", poursuit-il

Des parcours d'apprentissages ludiques seront créés, avec uniquement des espèces locales. Au-delà de l'aspect pédagogique, Joël Ruiz compte bien attirer de nouveaux publics grâce à cet espace. Ces visiteurs pourraient bien être tentés, après cette visite gratuite, de passer au magasin d'Abiessence.

Ce nouvel espace sera également utilisé pour la production d'arbres en propre.

"L'idée n'est pas d'en faire un jardin botanique. Nous allons désormais pouvoir utiliser nos propres arbres pour distiller nos huiles. Nous avons 15 hectares de plantes aromatiques, notamment de la lavande et du lavandin, mais pour l'instant, nous achetons tous nos arbres sur pied", complète le dirigeant.

Fidèle à son fil rouge, la préservation des ressources, Joël Ruiz a imaginé un système autour d'un nouveau séchoir à bois qui utilisera comme combustible les déchets de la distillerie. Des déchets eux-mêmes séchés par l'énergie perdue de la distillerie : l'air chaud et l'eau chaude principalement. "Notre objectif est vraiment de perdre le moins d'énergie possible, de tout réutiliser, de tout valoriser".

Diversification

Selon le même procédé, les plantes aromatiques jusqu'ici utilisées uniquement pour confectionner des huiles essentielles à destination de l'aromathérapie, seront bientôt séchées dans l'optique du développement d'une gamme d'infusions.

A l'été, Abiessence compte également se lancer dans une seconde diversification : la production d'huiles essentielles pour l'alimentaire. Afin d'accueillir cette nouvelle activité, une demande de permis de construire vient d'être déposée. Il prévoit un agrandissement de 300 m². Montant de l'investissement : 300 000 euros.

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