Eurea veut se positionner sur l’alimentation responsable

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(Crédits : DR)
Le groupe coopératif ligérien Eurea a réalisé un chiffre d’affaires de 204 millions d’euros sur cet exercice, soit 10 de plus que l’année dernière, avec un EBE à 10,7 millions d’euros. Eurea compte bien poursuivre pour atteindre un EBE de 15 millions à horizon 2025. Parmi ses axes de développement : la création d’une marque alimentaire et le déploiement de ses magasins.

Le nom n'est pas encore arrêté mais la stratégie est déjà bien pensée. Au premier trimestre 2019, le groupe coopératif ligérien (3 500 agriculteurs coopérateurs ; 793 salariés, 204 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2018/2019) lancera une nouvelle marque alimentaire, dédiée à "l'alimentation responsable".

Elle sera commercialisée via son réseau de jardineries Gamm Vert (51 magasins répartis sur 6 départements : Loire, Haute-Loire, Saône-et-Loire, Cantal et Lozère).

"Nous avons de fortes ambitions pour notre pôle Alimentation responsable. Nous produisons et vendons déjà des produits alimentaires via nos magasins : les lentilles vertes du Puy et la farine. Cette marque représentera un nouveau levier marketing en amenant une bannière commune. L'ambition est de créer un lien de confiance avec le consommateur. Cette marque devra lui signifier immédiatement que les producteurs sont locaux et s'inscrivent dans une filière responsable," explique le directeur général de la coopérative, Bertrand Relave.

Dès l'automne, de nouveaux produits - des légumineuses laisse entendre Bertrand Relave -, devraient rejoindre les lentilles vertes et la farine sur les rayons qui seront dédiés à cette nouvelle marque.

Celle-ci s'inscrit dans la stratégie globale de la coopérative. Elle prévoit de faire progresser fortement la part du chiffre d'affaires réalisé par ce pôle « alimentation responsable ». Cette activité représente aujourd'hui 12% du chiffre d'affaires.

"Les consommateurs sont désormais en recherche de traçabilité, de produits sains mais aussi de produits permettant à tout le monde de vivre", poursuit-il.

Le groupe Eurea transforme chaque année près de 50 000 tonnes de céréales avec un moulin bio et un moulin conventionnel. Une partie de la production est vendue sous la marque « La Forézienne » aux boulangers locaux. Elle a investi 5,4 millions d'euros cette année dans la construction d'un nouveau silo à Savigneux. Par ailleurs, elle a collecté 956 tonnes de lentilles vertes du Puy en 2018, soit près de 50% de la production totale. Elles sont triées et conditionnées au sein de son usine de Brives-Charensac.

Accélération sur les jardineries

Eurea dispose de trois autres pôles : l'agrodistribution (son activité historique), la nutrition animale et les jardineries. Si la nutrition animale représente le plus gros du chiffre d'affaires (39% en 2017/2018), c'est bien l'activité jardineries qui génère les marges les plus importantes.

"Pour pouvoir encore mieux servir nos agriculteurs, nous allons accélérer sur cette activité. Plus Eurea est rentable, plus les agriculteurs bénéficient de retours financiers intéressants", explique Bertrand Relave.

Eurea dispose déjà de 51 Gamm Vert en propre et en anime 70. Le groupe a racheté en 2016 la grosse jardinerie Grassot à Brignais et compte bien poursuivre son expansion sur ce domaine, pourquoi pas en dehors de ses frontières géographiques historiques de la Loire et la Haute-Loire. Des indépendants pourraient être rachetés dans les prochains mois et de nouveaux magasins ouverts.

La Coopérative observe par ailleurs attentivement l'enseigne Jardiland, rachetée tout récemment par Invivo Retail, « la coopérative nationale des coopératives », dont Eurea est un des actionnaires.

Sans le dire clairement car les discussions n'ont pas encore démarré, le Ligérien se verrait bien reprendre quelques enseignes Jardiland ou en créer de nouvelles. Il y en a actuellement une seule dans la Loire, à Saint-Etienne.

"Gamm Vert et Jardiland sont complémentaires à mon avis. Jardiland a une connotation plus urbaine. Cette enseigne nous permettrait de nous développer sur de nouveaux marchés et auprès de nouvelles cibles. Qui pourraient d'ailleurs être très intéressées par nos produits alimentaires !", prévient Bertrand Relave.

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