Cybersécurité : Comment Sentryo veut devenir un leader mondial

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(Crédits : DR)
La start-up lyonnaise, spécialisée dans la sécurité des réseaux industriels, vient de boucler un tour de table de 10 millions d'euros. Un financement qui va lui permettre de se déployer à l'international et suivre son plan de développement.

Sentryo applique son plan à la lettre pour devenir un des leader mondiaux de la cybersécurité industrielle. Fondée il y a quatre ans, la startup lyonnaise d'une trentaine de salariés (qui ne communique pas son chiffre d'affaires) vient de boucler une levée de fonds de 10 millions d'euros auprès d'investisseurs européens pour intensifier le développement à l'international de sa solution de surveillance des réseaux internet des groupes industriels. En plus des marchés allemands et américains, Sentryo vise aussi le Moyen-Orient.

"Il n'a échappé à personne que la situation géopolitique est actuellement très tendue. Cela augmente le risque de cyberattaques, notamment des complexes pétroliers. C'est donc une région du monde où le niveau de sensibilisation et de maturité en matière de cybersécurité est le plus fort au monde", explique Thierry Rouquet, co-fondateur et dirigeant de Sentryo.

Doubler les effectifs

Ancien dirigeant-fondateur d'Arkoon Network Security racheté en 2014 par une filiale d'EADS, Thierry Rouquet a relancé dans la foulée Sentryo, accompagné de son directeur technique Laurent Haussermann. Avec, dès le départ, l'ambition de créer un futur leader mondial d'un secteur naissant.

"L'objectif de départ était ambitieux, mais nous sommes dans les clous de ce que nous avions prévu que ce soit en terme de financement de l'entreprise, du niveau de maturité du marché de notre solution ou encore de la qualité de l'équipe montée."

Grâce à cette seconde levée de fonds depuis sa création (la société avait déjà levé 2 millions d'euros en 2016), Sentryo prévoit notamment de doubler ses effectifs d'ici à fin 2020 pour développer et déployer sa technologie de détection d'intrusions sur les réseaux industriels. La startup peut déjà faire valoir quelques références, à l'image du CEA ou encore de Siemens avec qui elle a signé, en avril dernier, un accord de distribution mondial.

"Nous sommes encore dans une phase d'enfance du marché, avec des sociétés nouvelles qui apparaissent. Il faut donc prendre des positions dès maintenant. Nous recensons une quinzaine d'acteurs dans le monde dont trois ou quatre « vrais » concurrents qui sont à un niveau de développement semblables au nôtre", détaille Thierry Rouquet.

Bientôt la bourse ?

Engagé dans une course à la croissance, Sentryo envisage également de réaliser des opérations de croissance externe pour diversifier son offre.

"La cybersécurité industrielle ne se résume pas à la surveillance des réseaux internet. Il existe donc d'autres segment de marché, que nous pourrions aborder grâce à des acquisitions. Mais ce n'est pas encore le moment, il faut d'abord faire la preuve de la vision technologique de notre produit phare avant d'accroître notre portefeuille", poursuit Thierry Rouquet.

Pour financer ces développements futurs, le dirigeant ne cache pas réfléchir à une introduction en bourse "à l'horizon deux-quatre ans ".

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