Le site de bons plans Dealabs mise sur le Black Friday

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(Crédits : DR)
Le site lyonnais de partage de bons plans s'attend à une forte augmentation de son trafic à l'occasion du Black Friday. La start-up compte capitaliser sur cette grande journée pour accroître sa notoriété.

Une page spéciale dédiée au Black Friday sur son site, les meilleures affaires du jour sur son application WhatsApp, les équipes techniques sur le pont : la startup lyonnaise Dealabs sait qu'elle joue gros avec le Black Friday qui débute aujourd'hui.

Le réseau social de partage de bons plans et de réductions, qui revendique une communauté de 480 000 membres inscrits et 20 millions de visites par mois, s'attend à vivre sa plus grosse période d'activité de l'année avec cette journée de promotions qui s'étend sur le week-end.

"Le Black Friday est désormais un rendez-vous incontournable. Cet événement prend chaque année de l'ampleur au point d'être désormais beaucoup plus puissant que les soldes. Nous observons tous les ans une progression de nos statistiques par rapport à l'année précédente. Dès le vendredi, les internautes sont sur le site dès 8 heures. L'an dernier, notre communauté a partagé plus de 3 500 "deals" (bons plans), soit sept fois plus qu'un jour normal. Le Black Friday marque le lancement de la frénésie des courses de Noël", souligne Hugues de Buyer-Mimeure, le co-fondateur de Dealabs.

Vote de la communauté

Créée en 2011 par deux cousins, la plateforme repose sur le partage de deal (high-tech, mode, loisirs...) repérés en ligne ou en magasins par les membres, puis soumis au vote de la communauté. Celle-ci évalue l'intérêt - ou non - de la promotion. Gratuite pour ses membres, Dealabs se finance grâce à l'affiliation de marchands (Fnac, Darty, Cdiscount, eBay...) qui reversent des commissions lorsqu'un utilisateur passe commande via le site.

"Ce ne sont pas les marchands qui publient directement leurs deals, mais notre communauté. Nous tenons à garder notre neutralité en ne mettant pas en avant une marque ou un vendeur plus qu'un autre. Dealabs travaille dans l'intérêt des internautes, pas des marchands", revendique le dirigeant.

Calqué sur le modèle d'un site anglais, HotUKDeals, sur lequel les cofondateurs allaient dénicher des bons plans lorsqu'ils étaient étudiants, Dealabs rapporte recenser 15 000 deals par mois (vente flash, code promos, bons plans...).

"Comme il n'existait pas de site de ce type en France, nous avons décidé de lancer la même idée. On ne savait pas trop si on risquait d'être attaqué en recopiant le concept, mais en fait le fondateur de HotUKDeals, Paul Nikkel, nous a dit qu'on faisait du super travail", rapporte Hugues de Buyer-Mimeure.

Au point que Dealabs a intégré, en 2013, le groupe Pepper.com, justement fondé par Paul Nikkel, qui regroupe 14 plateformes européennes de bons plans.

Un million d'utilisateurs visés en France

Alors, si l'entrepreneur concède qu'appartenir à un groupe est " forcément parfois un peu frustrant parce que nous sommes moins libre comparé aux débuts où l'on faisait ce que l'on voulait ", Dealabs dispose désormais d'une plus forte force de frappe grâce à une mutualisation des moyens.

Ainsi, sur les 37 collaborateurs de la startup basée à Vaise (qui ne communique pas son chiffre d'affaires), une dizaine de développeurs, rattachés au groupe, s'occupent de la gestion de l'application mobile des différentes plateformes de Pepper.com.

"Etre adossé à un groupe de 200 salariés va nous permettre de développer plus vite notre communauté. Nous venons de quasiment doubler le nombre de membres au cours de la dernière année, et je pense que le million d'utilisateurs est un objectif réalisable à terme. Il n'y a qu'à voir, le site anglais compte 1,7 utilisateurs. Nous avons encore du potentiel de croissance."

Construit autour d'une communauté plutôt jeune, masculine et geek, Dealabs cherche désormais à se développer auprès de la clientèle féminine.

"C'est un objectif, mais ce n'est pas forcément simple à réaliser. Car s'il est facile de comparer les prix d'un produit high-tech, il est plus compliqué de comparer les prix dans le prêt-à-porter ", estime Hugues de Buyer-Mimeure.

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