AS Saint-Étienne : Quel destin pour le Chaudron ?

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(Crédits : Wikimedia CC)
Pour accroître ses revenus, et donc gagner en compétitivité, l'AS Saint-Étienne veut obtenir une plus grande liberté de gestion de l'équipement sportif de Geoffroy-Guichard. L'actuelle propriété de la Métropole de Saint-Etienne pourrait-elle passer dans le giron du club sportif ?

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L'opération est encore loin d'être bouclée. Par voie de presse, les mots ont fusé, les arguments des deux parties aussi. Au début de l'année 2017, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo montraient leur volonté et priorité de racheter le stade au motif qu'être propriétaire permettrait à leur club d'avoir les coudés franches pour mieux se développer et récupérer les revenus générés par celui-ci, notamment sur la partie événementielle.

Ils prennent pour exemple Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais, et son Groupama Stadium. En ayant la maîtrise de son équipement (auparavant l'OL évoluait dans le stade de Gerland, appartenant à la ville de Lyon), il le fait vivre toute l'année grâce à des séminaires, salons, concerts, etc., ramassant ainsi l'ensemble des recettes. De plus, il a la main sur tout l'équipement, la pelouse, le personnel, et ne verse plus de loyer à la collectivité. « Tout le monde souhaiterait cette situation au sein du club, soutient Alain Martin, membre du conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne. Ce serait la solution la plus adéquate car l'ASSE pourrait faire ce qu'il souhaite. »

Et Bernard Caïazzo d'estimer que si l'opération aboutissait, les retombées directes du stade généreraient vingt millions d'euros, « permettant d'acheter quatre ou cinq joueurs supplémentaires et assureraient au club d'être sur le podium », déclarait-il à la presse. Cependant, Saint-Étienne Métropole ne compte pas lâcher son joyau du jour au lendemain.

Formule différente

Alors qu'en mars dernier, Gaël Perdriau, président de Saint-Étienne Métropole, assurait qu'« à partir d'une offre à 200 millions d'euros, il ne balayerait pas la proposition d'un revers de la main », le dossier n'a guère avancé depuis. « Nous ne sommes pas encore allés très loin dans les discussions », reconnaît Alain Martin, cinq mois après l'emballement médiatique. « Nous n'avons jamais eu de proposition de prix, et le club ne nous a pas fait d'offre précise », déclare Roland Goujon, vice-président de la Métropole, responsable des sports et des équipements sportifs, qui s'interroge tout de même sur les motivations du club à vouloir à tout prix racheter le Chaudron.

 « Pourquoi n'envisagerions-nous pas plutôt une autre solution ? » Saint-Étienne Métropole (SEM) entend ainsi rester...

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