Charlott'lingerie à bicyclette pour recruter des animatrices

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(Crédits : Charlott)
L'entreprise lyonnaise de vente à domicile de lingerie féminine Charlott'lingerie terminera sa grande boucle de 600 kilomètres à vélo, ce jeudi 18 juin. Objectif  de cette course de relais ? Tripler le nombre de ses démonstratrices d'ici à 2016.

Tous les moyens sont bons pour recruter des démonstratrices. Charlott'lingerie, spécialiste de la vente à domicile de dessous féminins, achèvera ce jeudi 18 juin son tour de France à vélo, sur le principe d'une course de relais démarrée le 18 mai dernier.

« Nos équipes se sont passé le témoin sur quelque 600 kilomètres, une façon d'attester du dynamisme de notre société », s'enthousiasme Véronique Garnodier, patronne de Charlott', et elle même adepte de la bicyclette.

Cette initiative devrait contribuer à susciter des vocations de démonstratrices et d'en tripler le nombre d'ici à 2016. Elles sont aujourd'hui 2 800 après avoir procédé « à un apurement des fichiers pour ne comptabiliser que celles qui sont actives » et signent des commandes », précise la a co-fondatrice (avec Frédéric Montolio, son compagnon) de l'entreprise créée en 1984, et basée à Chaponost dans le Rhône.

Le flop russe

De fait, Charlott' n'échappe pas à la réalité économique même si son modèle lui assure une meilleure résilience dans un marché de la lingerie déprimé. Reste que son chiffre d'affaires plafonne et devrait se situer autour de 28 millions d'euros au bilan qui sera clos fin juillet. Toutefois la rentabilité nette est préservée à «  27 % » Ce malgré le million d'euros perdu dans l'aventure russe.

« Nous nous sommes fait avoir. Nous avons investi pendant un an y compris dans une logistique sur place et un stock de produits. La page est désormais tournée et la filiale basée à Moscou fermée », concède Véronique Garnodier

Recherche cibles à acheter

Elle préfère aujourd'hui évoquer les performances encourageantes de la Belgique et du Luxembourg avec l'appui d'un partenaire local sérieux (la société Envie) ou encore de la Suisse où elle s'est dotée d'une filiale, l'an dernier. Elle compte toujours avancer ses pions en Allemagne et en Espagne, en particulier. Les 100 millions de revenus qu'elle ambitionnait en 2016 étaient conditionnés à des acquisitions. Or, « nous avons du mal à trouver des entreprises à acheter dans notre métier en Europe. Nous ne sommes guère plus d'une dizaine d'acteurs dans la distribution de lingerie », précise la dirigeante de la marque.

Elle assure qu'aucune évolution du capital n'est pas à l'ordre du jour : L'entreprise lyonnaise est accompagnée depuis 2007 par Naxicap et Initiative et Finance, devenus actionnaires minoritaires deux ans plus tard.

Charlott Lingerie

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