L'ASVEL vise le gotha européen

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(Crédits : Hervé Bellenger)
Propriétaire de l'ASVEL, depuis juillet dernier, Tony Parker a fixé le cap. Son objectif est d'atteindre les sommets du basket européen dans cinq ans. Pour réaliser l'objectif, le club vient d'élaborer un plan de développement économique sans précédent dans le basket français.

L'ASVEL de Tony Parker est très ambitieuse et ne s'en cache pas. Sportivement, l'idée est de faire partie d'une Euroligue (l'équivalent de la Ligue des Champions en football, NDLR) semi fermée qui réunirait les 16 meilleurs clubs européens dans un délai qui reste tout de même à définir. Pour relever entre autres ce défi, le club villeurbannais se trouve devant un premier challenge. Celui du développement et de la puissance économique.

« Nous sommes à l'heure du sport business, souligne Gaëtan Muller, président délégué de l'ASVEL, il ne faut pas se voiler la face et nous ne pourrons pas réussir cette aventure si l'on ne donne pas une autre dimension au club. »

Une stratégie marketing comme levier de croissance

Pour changer de dimension, l'ASVEL a élaboré une stratégie marketing qui se trouve au cœur de son développement.

« Notre idée est de nous positionner comme le plus grand club de France, et nous allons pouvoir nous appuyer sur une vraie métropole économique européenne, à savoir Lyon. Ce levier de croissance est quasi unique en France car en règle générale, la Pro A est réservée à des villes de moyenne importance qui n'ont pas cette puissance économique. De fait, nous pouvons donc rayonner grâce au potentiel local, national et international de notre région », précise Gaëtan Muller.

Traduire, toucher et attirer autant de PME que de grands comptes. Visiblement, l'ASVEL récolte d'ores et déjà les premiers fruits de cette nouvelle politique. En quelques mois, les ressources marketing sont passées de 2,9 à 4 millions d'euros.

Globalement, l'ASVEL possède cette saison 7,3 millions d'euros de budget contre 5,3 la saison dernière. Cette enveloppe demeure toutefois trop maigre pour concurrencer les grandes écuries européennes.

Gaëtan Muller

(Gaëtan Muller, président délégué de l'ASVEL)

Dix millions d'euros de budget dans les cinq ans

Pour atteindre le gotha européen du basket, l'ASVEL a donc lissé ses objectifs financiers. Les dirigeants tablent sur un budget de huit millions dans les trois ans et dix millions dans cinq ans. Pour ce faire, le marketing devrait être renforcé.

« Aujourd'hui, nous comptons 600 VIP les jours de matches et 200 entreprises partenaires mais nous pouvons encore faire beaucoup mieux, estime le président délégué de l'ASVEL, qui ajoute : nous devons être aussi en mesure d'attirer des sponsors de taille. Un nouveau va nous rejoindre avant la fin de l'année mais je ne peux pas encore lever le voile ».

Sur ce dossier comme sur les partenariats, Gaëtan Muller restera discret sur le montant d'un ticket d'entrée. « Mais il est raisonnable », selon lui.

Développement du marchandising

Pour doper ses ressources, l'ASVEL va évidemment s'appuyer sur le ticketing à l'Astroballe (94 % de taux de remplissage cette saison, NDLR). Mais l'un des derniers gros chantiers, manne de revenus, sera le développement du merchandising.

« Nous partons de rien ou presque. Ce qui nous ouvre des perspectives. Nous sommes en discussion pour ouvrir des corners dans un certain nombre de points commerciaux. Mais toutes les discussions ne sont pas encore closes, avance Gaëtan Muller, avant de conclure, le projet de taille est bien sûr la construction de la future grande salle. Mais je ne peux aujourd'hui rien révéler... »

Ce fameux projet pourrait in fine déterminer en grande partie de l'avenir de l'ASVEL dans la cour des grands du basket européen...

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