Les HCL dans le vif de la rénovation de l'hôpital Edouard Herriot

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(Crédits : DR)
L'hôpital Edouard Herriot aura du patienter près de 30 ans. In fine, la réhabilitation s'effectuera en deux tranches. La première, d'un montant de 120 millions d'euros, sera achevée en 2018.

« Enfin », a lâché Dominique Deroubaix, dg des Hospices Civils de Lyon en officialisant le démarrage du chantier du futur cœur névralgique de l'Hôpital Edouard Herriot, ce vendredi 28 novembre. C'est en 1984 que la modernisation de cet établissement pavillonnaire emblématique conçu par Tony Garnier a commencé à être évoquée. Elle devait être la première opération du plan stratégique de restructuration du 2ème CHU de France en trois pôles (Nord, Est et Sud) et tous les scenari ont été évoqués jusqu'à l'abandon du site, désormais protégé. L'argent manquant ensuite il lui fallut attendre son tour et découper cette rénovation en deux grandes phases. La première tranche dont le coup d'envoi vient d'être donné coûte 120 millions d'euros : 40 millions sont apportés à parité par la ville de Lyon et le Grand Lyon, 40 millions par l'Etat et 40 millions par les HCL, eux-mêmes.

Ne rien lâcher

Cette répartition du financement a évolué. A l'origine, les pouvoirs publics ne devaient contribuer qu'à hauteur de 20 millions. « Des crédits de fonctionnement prévus pour nos missions d'intérêt général ont été réattribués à cet investissement dans le cadre de nos négociations avec l'Etat », précise en substance Alain Collombet, secrétaire général des HCL. Le préfet Carenco n'a pas caché qu'obtenir ces 40 millions a nécessité « une bagarre et nous l'avons gagnée ». « Si l'agglomération lyonnaise va de l'avant, c'est que, à chaque moment on ne lâche rien », a renchéri Gérard Collomb, président du conseil de surveillance des HCL en sa qualité de maire de Lyon.

H et N

Concrètement sur le terrain : en lieu et place de l'actuel pavillon H (hépato-gastro et entérologie), fermé en cette fin de semaine après déménagement des services, sera reconstruit un bâtiment neuf de 15.000 mètres carrés. Il réunira les blocs opératoires - « aujourd'hui répartis dans 9 pavillons », a précisé Dominique Deroubaix- les services de réanimation, l'imagerie d'urgence et « interventionnelle ». L'ouverture de ce nouvel édifice est annoncée pour début 2018, de façon progressive. La première tranche comprend, aussi et entre autres, le regroupement des urgences médicales (des pavillons A et N) dans le pavillon « N réhabilité » et relié par une souterrain au plateau technique (H).

Cité jardin

Le projet de modernisation de l'hôpital Edouard Herriot (HEH) prévoit également la création d'un grand centre des brûlés commun avec l'hôpital Saint Luc/Saint Joseph au sein du pavillon I dont la restructuration devrait être achevée en septembre 2016. Lauréat du concours lancé pour le pavillon H, l'architecte Michel Rémon, accompagné de François Chatillon (architecte en chef des Monuments historiques) est également investi d'une mission pour l'ensemble du site avec l'ambition de rétablir, à terme, « et dans son ambiance » la Cité-jardin  voulue par Tony Garnier.  La phase 2,  programmée après 2019, portera plus spécifiquement sur l'hébergement.

Un déficit de 24/25 millions

Au plan financier, les HCL devraient clôturer l'exercice 2014 avec « un déficit principal de 24/25 millions d'euros », selon Alain Collombet. Il s'établissait à 17 millions en 2013. Le résultat consolidé 2014 dépendra des cessions de patrimoine définitivement signées au 31 décembre et, en particulier, celle concernant le Château des Halles, une bâtisse du XIX ème dans le Rhône, mis en vente début 2012 et acheté par un investisseur lyonnais pour 2,5 millions d'euros. Pour financer ses investissements, le CHU lyonnais a contracté, en 2014, deux emprunts long terme de « 30 millions d'euros auprès de la Banque Postale et de la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes ».

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