ERAS, une croissance dopée par les acquisitions

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(Crédits : Salti)
Malgré un ralentissement conjoncturel, cette société d'ingénierie veut continuer à croître rapidement et vise désormais l'international, l'Europe comme l'Afrique.

Pas de miracle : la chute des investissements industriels en France freine depuis un an et demi l'activité d'Eras. Toutefois, cette société d'ingénierie spécialisée dans le développement et l'optimisation des procédés pour la chimie, la pétrochimie, l'énergie, les sciences de la vie et l'agroalimentaire, a doublé, en sept ans, son chiffre d'affaires hissé à 50 millions d'euros. Rapportés au démarrage de la société en 1991, constituée à partir du fonds de commerce d'un bureau d'études, les effectifs sont passés de 60 ingénieurs et techniciens à 460 en 2014, après être montés à 500 avant le ralentissement actuel.

12 implantations en France

"Une entreprise se doit d'évoluer pour donner des perspectives aux collaborateurs. Depuis le début, nous avons conclu une douzaine d'acquisitions. C'est la meilleure façon d'aller vite et de bénéficier d'un effet de taille et de savoir. Nous sommes tous les jours dans l'innovation aux côtés de nos clients", insiste Yves Poivey, président fondateur de la société sise à Lyon et totalisant 12 implantations dans l'Hexagone. Le dernier achat porte sur l'activité pharmacie et chimie (une cinquantaine de collaborateurs) de SNC Lavalin France, en septembre 2013. Onze mois plus tôt, il avait repris Chemsis, au niçois AET.

Développement en Afrique

Le contexte français l'amène actuellement à marquer le pas en matière d'opérations de croissance externe. Et à sortir des frontières de son marché national : déjà présent en Suisse, le groupe a implanté une filiale au Maroc, en 2013, et en Belgique, en 2014, en s'appuyant sur son partenaire Mecotec. Il accélère également ses actions commerciales en Afrique noire, notamment en Côte d'Ivoire et au Gabon où s'affichent d'importants projets pétroliers, entre autres. Eras n'effectue encore que 10 % de son activité à l'étranger. " Aller chercher des relais à l'international, n'est pas simple dans des métiers comme les nôtres ", témoigne le dirigeant."S'il s'agit de constructions d'usines nous pouvons travailler à distance. Mais s'il s'agit de modifications d'unités existantes il faut de la proximité"

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