Cinéma : Des mécènes de toutes tailles au festival Lumière

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La BNP est l'un des gros mécènes du festival et s'affiche un peu partout comme sur ces "cabines photo Tcheezebox ".
Il y a les poids lourds comme BNP-Paribas, mais le festival Lumière a dès le début voulu séduire des partenaires beaucoup plus petits. Et chacun y trouve son compte.

L'idée de départ des organisateurs du festival, en terme de mécénat, était : 1000 entreprises, 1000 euros chacune. Défi certes ambitieux et finalement irréaliste mais la stratégie n'a pas bougé, celle de permettre à des mécènes, même très petits, de soutenir le festival. "Nous avons voulu qu'il appartienne à tous les Lyonnais et que le monde économique s'y associe. Ces petits mécènes ne sont pas une goutte d'eau, c'est grâce à eux que nous pouvons faire venir Quentin Tarantino, Pedro Almodovar", insiste Cécile Bourgeat, directrice administrative et financière de la manifestation. Pour l'édition 2014, ils sont une soixantaine à avoir payé un écot de 1000 à 2000 euros.

Une aura de sympathie

Parmi eux, le cabinet lyonnais de géomètre Operandi, s'est embarqué dans l'aventure dès la seconde édition. François Pichon, géomètre expert et gérant de cette société de 20 salariés, se voit estampillé partenaire pour une participation de 1 000 euros. Le cabinet le fait savoir, via le logo sur son papier à en tête, sur ses e-mails et constate que l'impact sur les clients est plutôt bénéfique :

"Le festival Lumière a une belle aura de sympathie et nous en bénéficions".

Quelques places offertes pour les salariés, une invitation à la soirée "partenaires" avec une leçon de cinéma donnée par Thierry Frémaux... François Pinchon, avec sa modeste contribution, veut surtout prouver son enthousiasme pour "une manifestation qui dope le rayonnement de Lyon".

Visibilité maximale

La direction régionale Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne de BNP-Paribas (1500 personnes) joue dans la catégorie blockbluster. Au niveau national, le groupe bancaire soutient le cinéma depuis plusieurs décennies, il était logique de le faire régionalement. La banque est partenaire de premier rang dès la première édition du Festival Lumière.

"Nous n'imaginions pas qu'il deviendrait un tel succès. Nous ne donnons pas les montants de nos partenariats, mais notre soutien au Festival grandit avec lui", indique Etienne Barrel, directeur régional. A cette occasion, la visibilité de la banque est maximale : sur le clip de présentation de la manifestation, son site internet, son journal quotidien, dans le Village... Ce mécénat conséquent a des visées de communication externe.

La banque aura invité plus de 750 clients pour des soirées prestigieuses, par exemple celle consacrée à l'avant première du film "César et Rosalie", restauré par BNP-Paribas. Les 72 agences de la région lyonnaise sont animées par des affiches de la manifestation, par une mise en avant du parrainage et 800 places à gagner.

Appropriation et identification

"Cela permet aussi à nos équipes de s'approprier cette politique de soutien au cinéma, de s'y identifier", se félicite Etienne Barrel. Pour doper cette mobilisation interne, appel à volontariat était lancé cette année pour grossir la troupe des bénévoles du festival Lumière, 30 salariés de la banque ont répondu présents. Enfin cette année la banque a mis deux "cabines photo Tcheezebox " à la disposition des festivaliers. Ces cabines délivrent un portrait inclut dans l'affiche du festival. Un  souvenir au succès inattendu : à mi parcours, ces boites ont déjà livrés 1500 photos.

Depuis sa première édition, le festival Lumière a doublé son budget. "Il a pu le faire uniquement grâce aux partenaires privés. Leur participation a été, elle multipliée par cinq et représente avec 1,2 millions d'euros le tiers de notre budget total", conclut Cécile Bourgeat.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2014 à 13:44 :
mieux que l'article de la tribune

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