La startup le Papier s'exporte à New York

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(Crédits : DR)
La marque "le Papier fait de la résistance" propose ses carnets à la nouvelle librairie française de New York, Albertine. La startup lyonnaise Le Papier fait donc un premier pas vers l'internationalisation.

En l'espace d'une année, Le Papier voit sa marque en passe de convaincre le monde entier. Des institutions, entreprises et particuliers ont adhéré rapidement à ses cahiers haut de gamme, qui rappellent ceux de la marque italienne Moleskine.

"Ce n'est plus très tendance d'avoir un carnet Moleskine, on les retrouve partout", souligne Nicolas Guillemot, l'un des trois cofondateurs.

Nouveau sur le marché, la marque "le Papier fait de la résistance" bouscule les traditionnels acteurs. Leur carnet se veut de "meilleure facture", avec le "détail qui fait la différence" et surtout préférant un ton "légèrement provocateur".

Disponible sur la 5e avenue

L'engouement pour ces carnets en papier est tel que la startup, installée à Vénissieux, ne  "fait que répondre à la demande" depuis un an. Soit "une à deux par jour", précise Nicolas Guillemot.  Et provenant majoritairement (80 %) de professionnels "ce qui nous a surpris". Le grand public n'est pas en reste puisque les commandes sont aussi "toujours plus nombreuses". L'entreprise étend donc son réseau de distribution en France dans des points de vente sélectionnés et haut de gamme. "Nous préférons Colette à la grande distribution", reconnaît le jeune entrepreneur de 27 ans, passé par l'IAE de Lyon. L'internationalisation est également un axe de développement privilégié. Il commence par New York, où les carnets sont disponibles depuis quelques jours à la librairie française Alberine, et pourraient vite convaincre les Américains. Le Japon devrait suivre.

Innovations futures

Le trio de fondateurs a des idées et place l'innovation au cœur de leur stratégie. À la fin de l'année, la gamme du "Papier fait de la résistance" sera étoffée de deux nouveaux produits : calepin et cahier 19x27 cm. Tous fabriqués auprès de leur partenaire industriel barcelonais. Dans le futur, ils n'excluent pas de créer même une gamme autour du papier avec stylo, règle, etc. En attendant, des discussions sont menées avec la startup grenobloise ISKN, pour mettre au point un produit connecté. Entre le papier et le numérique, Nicolas Guillemot croit en leur passerelle.

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Commentaires
a écrit le 25/10/2014 à 19:34 :
En réponse aux deux commentaires précédents :

Une start-up, dans le milieu économique, n'a jamais été un terme à "dénomination technologique". Bien que la définition donnée par Le Petit Robert et Le Larousse vous donnerait raison, le titre de start-up n'est pas réservé aux nouvelles entreprises sur le secteur des nouvelles technologies.

Etant donné qu'il s'agit d'un terme anglais, regardez plutôt les définitions données par Cambridge Dictionaries & Oxford Dictionaries :

- Cambridge : a small business that has just been started:
- Oxford : A newly established business

Le site Trader-finance.fr en donne actuellement une définition qui s'approche bien plus de son utilisation actuelle :

"La Start-up est une entreprise innovante soit par son secteur d'activité, soit par ses méthodes de commercialisation, ou son mode de développement.

La Start-up connait une croissance rapide en matière de chiffres d'affaires et de capital et dispose d'un important potentiel de développement à court terme. Cette appellation de start-up a été particulièrement en vogue au début des années 2000 avec l’explosion du développement d’internet."

Un passé qui donc qui permet d'expliquer l'erreur fréquente de considérer qu'une strat-up se résume aux entreprises technologiques ou du secteur de l'Internet.

Autrement dit, votre boulangerie du coin, est une strat-up en soit sans vraiment l'être car son développement restera très limité. A moins que cela ne soit une boulangerie /enseigne (de type Paul) qui se lance sur le marché avec pour ambition de se développer très rapidement sur le marché international, avec une identité d'entreprise spécifique et un business model propre.

Tout ça pour dire également que je trouve triste que les seules réactions à un tel article se portent en débat sur un titre, alors que LE BUT de l'article est au contraire bien plus positif : montrer le dynamisme de nos jeunes étudiants français issus de nos universités qui se bougent et suent pour monter des entreprises, qui elles vont croître et créer de l'emploi.

Donc merci pour cet article qui permet de donner un peu de transparence sur ce qui se passe de bien en France (sans en oublier la réalité, regarder vers le haut nous aidera à adopter un comportement bien plus productif pour notre pays), et bravo pour cette start-up, bon courage et merci pour votre ambition les jeunes !
a écrit le 17/10/2014 à 10:53 :
"Startup", "New York" un titre prometteur pour un article bien creux. Un peu pompeux pour une PME qui vend des cahiers.
a écrit le 17/10/2014 à 10:29 :
Startup? Pas sur qu'une denomination technologique soit appropriee pour une entreprise qui produit du papier... Une petite boulangerie et un cordonnier viennent d'ouvrir dans ma rue, dois-je leur demander d'indiquer startup sur leurs enseignes?

Mais le titre est plus "vendeur" et l'auteur recherche les clics.

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