Michel Sapin, VRP en Rhône-Alpes du CICE

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(Crédits : Reuters/Stéhane Mahe)
Le ministre des Finances et des Comptes publics était ce vendredi en visite à Feyzin, première étape d'un « Tour de France » qu'il entend dédier au crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE).

Quelques heures et puis s'en va... Le temps pour Michel Sapin de « vanter » encore et encore - ce vendredi à Feyzin, dans les locaux de l'entreprise de commerce alimentaire de gros Broc services frais  (165 salariés, 73 millions d'euros de CA) - les bienfaits d'un CICE censé redonner du souffle, et surtout l'envie d'investir, aux entreprises tricolores.

TPE ET PME en ligne de mire

Suffisant ? Le ministre veut y croire même si, reconnaît-il, « certains chefs d'entreprises ne connaissent pas toujours bien les mécanismes » de ce crédit d'impôt compétitivité emploi jugé de beaucoup compliqué et trop technique, pourtant l'un des dispositifs majeurs du pacte de responsabilité et de solidarité,. Et Michel Sapin d'admettre : « Ma présence ici à Feyzin a aussi pour objectif de lancer un Tour de France du CICE » afin d'inciter les TPE et PME en particulier à déposer leur dossier. Près de 70 % de la masse salariale des entreprises en Rhône-Alpes est, de fait, éligible au CICE (contre 45 % en Île de France et 81,1 % dans le Limousin).

Un accélération attendue en 2014

Mais après une année 2013 « au succès mitigé », selon une note de la préfecture, 2014 pourrait être - enfin - celle du CICE. Au 31 juillet, plus de 2000 entreprises de la région avaient ainsi accédé depuis le début de l'année à des préfinancements (pour un montant de 138 millions d'euros) contre 1426 pour l'année dernière. « Nous atteindrons le régime de croisière en 2016 », relève Philippe Nicolas, directeur régional de la DIRECCTE.

Pas de visibilité sur l'emploi

Il est toutefois difficile encore de mesurer les effets du CICE sur l'emploi. Michel Sapin sur ce point s'est d'ailleurs refusé à donner des chiffres. Une chose est sûre : rien n'oblige aujourd'hui les chef d'entreprise concernés à consacrer une partie des fonds du CICE à l'embauche. « Nous les utilisons en fonction des priorités de la société » reconnaît Didier Frison, directeur général de Broc services frais, qui a reçu en 2013, 160 000 euros au titre du CICE et devrait en toucher près de 200000 cette année. Une entreprise récemment fragilisée par le non renouvellement d'un important contrat, pesant 20 % du CA, avec la Sodexo. « Ces fonds du CICE nous ont permis notamment de construire un nouvel entrepôt de 2000 mètres carrés et ainsi d'affronter la concurrence », résume le dirigeant de l'entreprise.

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