SITL : l'industriel américain Cenntro Motors sur les rangs

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©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Reuters)
Nouveau renvoi mercredi dans le dossier SITL, le groupe américain Cenntro Motors a fait une proposition de dernière minute. Le dépôt des offres de reprises court jusqu'au 20 mai.

Le tribunal de commerce de Lyon a renvoyé ce mercredi au 20 mai le dépôt des offres de reprises pour la société SITL, ancien sous-traitant de FagorBrandt à Gerland. Deux propositions majeures sont en lice à ce jour, dont une nouvelle arrivée mardi soir. Elle émane du groupe américain Cenntro Motors, déjà présent, aux Etats-Unis et en Asie, dans l'automobile et les véhicules électriques avec 5000 salariés et une usine dans le Nevada.

« Cenntro Motors souhaiterait faire de SITL sa plateforme européenne. Les véhicules des deux marques sont complémentaires. Il existe des synergies techniques, industrielles et géographiques » précise Me Marie du Gardin du cabinet Fidal, représentant l'industriel. D'après l'avocate, le PDG de Cenntro Motors, Peter Wang, doit se déplacer à Lyon d'ici 15 jours. Selon nos informations, il serait prêt à investir 15 millions d'euros, et à reprendre au moins 200 salariés sur les 405 de SITL.

L'autre offre émane de l'industriel isérois Emmanuel Delepoulle, intéressé depuis fin mars, et appuyé par des capitaux d'Abu Dhabi et Dubaï.

Le 18 avril, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco « ne doutait pas que le tribunal de commerce accepte de reporter encore une fois la décision pour analyser les offres » et  faisait état d'une lettre d'intention et une marque d'intérêt, de la part de deux investisseurs étrangers. Le tribunal de commerce de Lyon avait déjà accordé, lors de son audience du 31 mars, un nouveau sursis jusqu'au 30 avril.

Mais ces propositions doivent être totalement finalisées pour être recevables juridiquement. D'autres offres, sous conditions, concernent certaines activités de SITL comme celle de Pascal Mallen, déposée seulement pour l'activité "filtre" et pour une quarantaine de postes.

Les salariés du groupe souhaitaient un nouveau report, pour permettre de finaliser les offres et d'éviter la liquidation judiciaire. Une subvention exceptionnelle avait été votée le 17 avril par la région Rhône-Alpes, pour assurer le paiement des salaires des ouvriers.

Reste la délicate question du terrain de l'usine de Gerland. Vendredi 18 avril, le préfet du Rhône lançait un appel « à tous ceux qui bloquent sa cession ». Deux hypothèses sont envisageables, soit une vente à un prix symbolique ou bien une location longue durée sur 20 ans.

C'est en avril 2011 que SITL avait repris l'activité de FagorBrandt à Lyon. Le dépôt de bilan en novembre 2013 de ce donneur d'ordre, qui assurait encore 95% de son chiffre d'affaires avec les machines à laver, l'a contraint à son tour à se placer en redressement judiciaire le 2 janvier 2014.

Actualisé le 30/04/2014 à 16h11

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