Le syndic en ligne est au bout du clic

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Clicsyndic cible les copropriétés d'une dizaine à une cinquantaine de lots
Clicsyndic cible les copropriétés d'une dizaine à une cinquantaine de lots (Crédits : DR)
Un Lyonnais vient de lancer Clicsyndic, un service de syndic en ligne. Peu répandue, la gestion de copropriété "on line" entend se faire une place en proposant des tarifs moins chers

C'était un des derniers métiers a ne pas avoir encore cédé aux sirènes d'internet et du low cost, mais Hugues Herry entend bien être celui - à tout le moins l'un de ceux - qui va révolutionner le métier de syndic. Après une vingtaine d'années d'activité professionnelle dans le secteur immobilier, il vient de lancer Clicsyndic, un site internet dédié à l'administration de biens en ligne.

Aucune présence physique

« Toutes les opérations qui visent à gérer une copropriété peuvent être faites à distance », assure Hugues Herry. Clicsyndic ne se déplace donc jamais dans les copropriétés qu'il gère, mais l'administrateur de biens on line n'en reste pas moins accessible. « Pour répondre à la demande de proximité qui caractérise l'univers des copropriétés, nous communiquons en visioconférence avec les clients qui le souhaitent. Nous sommes aussi très disponibles par téléphone, sms et par mail. Enfin, nous assurons les convocations aux Assemblées Générales et autres envois de procès verbaux par courriers recommandés comme la loi nous l'impose. Nous ne sommes pas physiquement présents dans les immeubles que nous gérons, mais nous sommes très proches de nos clients », fait valoir le fondateur de Clicsyndic qui revendique la gestion de plusieurs centaines de lots sur l'ensemble du pays. Pour palier cette absence sur le terrain, le syndic en ligne s'appui fortement sur le conseil syndical qui lui sert de relais, lorsqu'il est nécessaire d'être sur place pour, par exemple, recevoir un artisan ou l'alerter sur un éventuel problème.

Un marché ciblé sur les petites copropriétés

Pour l'heure, Hugues Herry fixe deux limites à son intervention : la gestion d'immeubles locatifs où aucun propriétaire n'est présent et ne peut donc pas prendre son relais physique et le syndic d'immeubles dans lesquels sont embauchés des gardiens puisque là encore le management d'équipe à distance est difficile. Au final, il cible donc en priorité les copropriétés d'une dizaine à une cinquantaine de lots, soit la grande majorité du parc français. Son argument majeur est bien évidemment le prix. « Nos honoraires de gestion sont les plus faibles du marché avec un forfait de 95 € TTC par an et par lot, soit un montant d'honoraires inférieur de 50 % minimum au coût moyen du marché », affirme Hugues Herry.

Indépendance

Autre atout mis en avant par le fondateur de clicsyndic, l'indépendance. « Je ne suis affilié à aucun groupe immobilier et encore moins à une banque ou un organisme d'assurance. Mes clients ont l'entière liberté de choisir qui ils veulent pour ouvrir le compte de leur copropriété et s'assurer ». Une allusion à peine voilée aux nombreux syndics qui refusent la pratique du compte séparé et imposent leurs partenaires bancaires et leurs assureurs. A ce jour, outre quelques déclinaisons de services en ligne faites par les syndics dominant le marché, les syndics 100% en ligne se comptent sur les doigts d'une main. Mais si l'on se réfère aux attaques répétées en direction de cette profession qui apparait régulièrement dans les sondages en tête des professions les plus mal aimées des français, les initiatives indépendantes et low cost pourraient avoir de beaux jours devant elles.

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Commentaires
a écrit le 15/03/2014 à 15:47 :
je crois bien que l'orthographe est CLICSYNDIC, sans k :-)
bonne journée à tous!

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