Ces entreprises rhônalpines qui travaillent en Ukraine

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(Crédits : reuters.com)
Sud Groupe, atelier d'architecture lyonnais, qui a mis en sommeil sa filiale, fin 2011, est prêt à relancer son bureau dès que possible. Le groupe Seb, implanté depuis près de 20 ans, reste confiant dans sa capacité à se développer dans son pays, une fois la situation clarifiée.

  « Nous espérons bien y retourner. Nous y avons conservé nos bureaux, où nous avions sept personnes, ainsi que tous nos agréments. Notre outil peut donc repartir très vite. Ce pays de 45 millions d'habitants est jeune. Il est plein d'envies, de besoins », commente Jean-Marc Pivot, un des architectes associés de Sud Groupe. Cet atelier lyonnais d'architecture, présidé par Bertrand de Lagarde, a pris pied en 2007 à Kiev en se dotant d'une entité de droit local, Sud Ukraine, mise en sommeil fin 2011. « Nous y sommes allés dans les valises de Casino qui voulait ouvrir des centres commerciaux. Nous leur avons réalisé plusieurs études », poursuit Jean-Marc Pivot. Toutefois, le distributeur stéphanois n'a pas concrétisé ses ambitions de départ et s'est détourné des marchés d'Europe orientale au profit de l'Amérique du Sud.

 BNP

Sud Groupe a été sollicité, alors, par Auchan et par UkrSibbank, filiale de la BNP. Pour cette banque, « Nous avons développé son concept d'agences dans ce pays avec un designer », se souvient Jean-Marc Pivot. L'euro 2012 a été l'occasion, aussi, pour Sud Group d'apporter son savoir faire pour des parkings et d'autres opérations, toujours en amont de la construction. « Il y a six mois des investisseurs américains nous questionnaient à propos d'un projet de centre commercial à Kiev », poursuit l'architecte.

Crise de 2009

Alors pourquoi Sud Groupe a t'il quitté l'Ukraine, au moins provisoirement ? La première raison invoquée est humaine : accident dont a été victime la responsable sur place, une Française connaissant très bien l'Ukraine. Tandis que la crise économique mondiale qui, à partir de janvier 2009, a touché de plein fouet la Fédération de Russie continuait à peser sur l'Ukraine sous la coupe du FMI. Tout en se gardant de prendre partie par rapport au futur politique de ce pays, Jean-Marc Pivot observe que « l'Ukraine fonctionne de la même façon que la Russie. La langue parlée est le russe même si l'ukrainien est la langue officielle. Toutefois, la pauvreté très réelle, fait que des gens aspirent à se tourner vers l'Europe, à la recherche du bien être ».

Seb et Aguettant

Les évènements actuels en Ukraine, ne remettent pas en cause, non plus, la stratégie du groupe Seb, concepteur et fabricant de petit électroménager, pour les années à venir. Elle est y commercialement depuis 1995. Sa base locale, rattachée jusqu'en 2012 à l'entité russe et aujourd'hui indépendante, emploie une cinquantaine de personnes pour un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros, environ sous les marques Tefal, Moulinex, Rowenta, Krupps. Reste qu'à court terme «  l'activité ne sera sans doute pas facile », reconnaît un porte-parole. Pour leur part les laboratoiresAguettant, spécialisés dans les médicaments d'urgence (anesthésie, réanimation) sont moins exposés puisqu'ils passent par un distributeur « que nous avons constamment au téléphone. Il dit continuer à travailler normalement», précise t'on au siège lyonnais de la Pme.

Echanges limités entre Rhône-Alpes et l'Ukraine

Selon les statistiques fournies par les douanes, et transmises par CCI Rhône-Alpes, les échanges économiques de notre région avec l'Ukraine sont limités : 78,9 millions d'euros pour les exportations 2013 (en recul de 5,7 % versus 2012) et 19,14 millions pour les importations (en progression de 11, 3 % ). L'Ukraine est le 54ème partenaire de Rhône-Alpes pour les exportations et 73ème pour les importations.

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