Lafuma, la fin d'une époque

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(Crédits : Acteurs de l'Economie)
La firme créée en 1930 par les trois frères Lafuma n'est plus maîtresse de son destin, et démontre par les faits la trop grande vulnérabilité capitalistique des ETI françaises.

La perte de 15 millions d'euros due aux difficultés de son pôle "surf" et l'échec récent de la cession au groupe coréen E-land ont suffi à fragiliser la société rhônalpine de textile et d'équipements sportifs de 1 600 salariés. Son directeur général Philippe Joffard, à la tête de la société depuis 28 ans, a démissionné et cédé avec sa famille la participation de 15,2 % du capital au suisse Calida, propriétaire d'Aubade. C'est le dirigeant de ce dernier, Felix Sulzberger, qui prend donc les rênes, bien décidé à lancer une augmentation de capital qui devrait accroître de 50 % le nombre des actions existantes. La société de lingerie de 1 500 salariés, qui s'est engagée à ne pas posséder plus de 29 % des titres à l'issue de l'opération afin d'éviter le déclenchement d'une OPA, est plus petite que sa proie, avec 167 millions d'euros de CA contre 225 pour Lafuma. La rapidité avec laquelle la production d'Aubade a été délocalisée en Tunisie après le rachat en 2005 ne laisse pas grand doute sur les déconvenues futures qui attendent l'ETI. 

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Commentaires
a écrit le 28/07/2014 à 7:47 :
Comme tous ces rachats le travail ne reste pas en France

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