Auvergne Rhône-Alpes, terres d’innovation pour la santé

 |   |  848  mots
Article partenaire
(Crédits : Michel Pérès / Région Auvergne-Rhône-Alpes)
La santé est un secteur d’excellence pour la région Auvergne Rhône-Alpes. Laboratoires de pointe, organismes internationaux, équipements performants et acteurs dynamiques ont fait le choix de s’implanter dans la région. C’est donc naturellement que l’innovation se propage, avec le soutien de la Région. Tour d’horizon des dispositifs en place.

Avec plus de 10 000 chercheurs et près de 40 000 salariés de l'industrie de la santé, Auvergne Rhône-Alpes est la 5ème région européenne en recherche public-privé en santé. Cette dynamique s'explique par un tissu dense et fédéré composé d'acteurs privés, d'universités internationalement reconnues, de laboratoires uniques en France, d'organismes de recherche consacrés à la santé... Des activités constamment tournées vers l'innovation pour faire avancer la recherche, proposer des nouveaux produits et usages sur un marché international.

Mais, si l'innovation est stratégique dans ce secteur d'activité, elle est également coûteuse. Les phases de recherche, de tests et d'expérimentation sont parfois longues et nécessitent des infrastructures, équipements et savoir-faire spécifiques et de pointe.

"Face aux nombreux défis posés aujourd'hui en matière de santé, j'ai la conviction qu'il y a de nouveaux modèles à explorer. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons fait le choix d'investir dans les dispositifs qui feront la médecine de proximité de demain. Nous apportons par exemple notre soutien au développement des dispositifs de télémédecine. Depuis notre arrivée en 2016, ce sont 66,7M€ engagés pour soutenir des projets de recherche et d'innovations en santé en Auvergne-Rhône-Alpes. La mobilisation de l'ensemble des acteurs est indispensable. C'est un sujet essentiel et nous sommes déterminés à faire de notre région un territoire exemplaire dans ce domaine", explique Laurent Wauquiez, Président de la région Auvergne Rhône-Alpes.

Ainsi, plusieurs outils de financement sont proposés par le Conseil régional couvrant tous les stades de maturité technologique des projets.

Financer les premières phases de recherche

Pour la phase amont, ce sont 3,3 millions d'euros qui ont été alloués en 2019 aux projets de santé régionaux dans le cadre du Pack Ambition Recherche. Le ou les porteurs de projets doivent s'allier à une entreprise régionale qui s'implique financièrement et/ou met à disposition du matériel, des équipements, du personnel. Les bénéfices de la valorisation de la recherche sont dès lors ancrés sur le territoire.

Le Pack Ambition Recherche a accompagné plusieurs innovations phares comme le projet CYSTATINE, en 2017, projet porté par l'INSERM de Grenoble et dont l'objectif était le développement d'un lecteur portable de Cystatine-C Salivaire pour le suivi à domicile des insuffisants rénaux, ou encore le projet NUTRINACRE, en 2019, projet porté par l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne visant à utiliser la nacre pour lutter contre l'ostéoporose.

Quand l'innovation devient plus concrète, les acteurs peuvent se tourner vers le dispositif R&D Booster, un outil de financement au service des projets collaboratifs incluant au moins deux entreprises et un organisme de recherche régionaux. L'objectif est une mise sur le marché du produit, du procédé ou du service à 24 mois maximum.

Grâce à ce financement, le Centre Léon Berard, et les entreprises CELLENION et ALTRABIO ont pu accélérer le développement de technologies spécifiques et créer une plateforme haut-débit de tri et d'analyses multi-paramétriques de cellules uniques en immuno-oncologie. Au total, en 2019, le dispositif R&D Booster a financé des projets de santé à hauteur de 1,8 M€.

Fonds régionaux et nationaux

La Région est également présente pour soutenir les plateformes technologiques à travers le fonds IRICE (Installations de Recherche et d'Innovation Centrées Entreprises), plateformes qui proposent à des entreprises de la région des compétences et des outils de pointe dont elles auront besoin dans le cadre de leur R&D. Parmi les projets financés par IRICE : le projet PRIMUM, en 2018, projet porté par l'Université Clermont Auvergne offrant par l'intermédiaire d'un « guichet unique » une prise en charge globale des projets de recherche et de développement en nutrition chez l'Homme, également le projet LICL (Laboratoire d'Immunothérapie du Cancer de Lyon), en 2018, projet porté par le Centre Léon Bérard visant à renforcer des installations technologiques pour accélérer la recherche fondamentale jusqu'au développement clinique dans le domaine de l'immunothérapie.

Une inauguration du LICL est prévue le 22 novembre 2019. Au total, 1,8 millions d'euros ont été votés pour le secteur de la santé dans le cadre de cet outil en 2019.

Ces outils régionaux sont complétés par des financements proposés conjointement avec l'État qui permettent de soutenir des infrastructures de recherches (à travers le Contrat de plan Etat-Région), des projets collaboratifs de R&D de taille importante et labellisés par les pôles de compétitivité (via l'aide aux Projets structurants pour la compétitivité dédié aux Région), ou des projets de structuration de filière (avec le Programme d'investissement d'avenir 3).

Ces dispositifs de soutien à l'innovation permettent d'accompagner la collaboration public-privé et la prise de risque pour des projets susceptibles de rencontrer des écueils technologiques. Depuis 2016, ce sont 66,7 M€ qui ont été engagés par la Région pour soutenir des projets de recherche et d'innovation en santé sur le territoire Auvergne Rhône-Alpes et maintenir ce secteur au plus haut niveau européen.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :