SITL : le feuilleton du sauvetage continue

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Deux investisseurs étrangers seraient sur les rangs pour l'activité véhicule électrique d'SITL©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
Deux investisseurs étrangers seraient sur les rangs pour l'activité véhicule électrique d'SITL©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Le Préfet du Rhône Jean-François Carenco a fait le point vendredi sur l’état d'avancée de la possible reprise de l’ancien sous traitant de FagorBrandt. On s'achemine vers un nouveau report concernant les projets de reprise.

Nouvel épisode dans le feuilleton SITL, le Préfet du Rhône, Jean-François Carenco a fait le point vendredi sur l'état d'avancée de la possible reprise de l'ancien sous traitant de FagorBrandt à Gerland.

Une lettre d'intention et une marque d'intérêt, de la part de deux investisseurs étrangers, pour la reprise de l'activité véhicule électrique, se sont fait connaître. Selon le Préfet, cette marque d'intérêt pourrait être rédigée durant le week-end de Pâques. On se souvient que l'industriel isérois Emmanuel Delepoulle est sur les rangs depuis fin mars avec l'appui espéré de capitaux d'Abu-Dhabi.

Ces deux propositions sont susceptibles de reprendre entre 100 et 300 personnes sur les 405 salariés d'SITL.

Vers un nouveau report de l'examen des offres

Selon nos informations, en l'état, l'offre du carrossier Gruau n'existe plus. Une offre sous conditions de Pascal Mallen a été déposée seulement pour l'activité filtre et pour une quarantaine de postes. Du coté des salariés,de plus en plus inquiets, le projet de coopérative autour du recyclage de lave-linge est mort né. En revanche quelques employés proposent des plans de reprise autour de solutions de mobilité électrique deux roues et de véhicules pour handicapés. Quoi qu'il en soit, si ces projets se concrétisent, les offres devront être déposées d'ici au 30 avril sur le bureau de l'administrateur judiciaire.

Le tribunal de commerce de Lyon avait accordé, lors de son audience du 31 mars, un nouveau sursis jusqu'à cette date. « Je ne doute pas que le tribunal de commerce refuse de reporter encore une fois la décision pour analyser les offres » espère Jean-François Carenco.

Débloquer la question du terrain

Reste la délicate question du terrain de l'usine de Gerland, le Préfet a lancé un appel « à tous ceux qui bloquent sa cession ». Deux hypothèses sont envisageables, soit une vente à un prix symbolique ou bien une location longue durée sur 20 ans. La Préfecture assure que « pour le Grand Lyon il n'est pas question que ces terrains soit utilisés pour autre chose que de l'industrie ».

Le Préfet a enfin mit les choses au point sur les critiques concernant la gestion de ce dossier par les pouvoirs publics. « Cette affaire survit parce que nous faisons en sorte qu'elle vive. L'État assure à 95% la rémunération des 405 salariés depuis le mois de novembre » a rappelé Jean-François Carenco qui n'en est pas à son premier coup de gueule sur ce dossier.

C'est en avril 2011 que SITL avait repris l'activité de FagorBrandt à Lyon. Le dépôt de bilan en novembre 2013 de ce donneur d'ordre, qui assurait encore 95% de son chiffre d'affaires avec les machine à laver, l'a contraint à son tour à se placer en redressement judiciaire le 2 janvier 2014.

 

 

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